Si vous avez fait vos études secondaires au Cameroun dans les années 90 vous avez surement lu “Les Bimanes” de Sévérin Cecile Abéga. Les Bimanes est un recueil de nouvelles à la thématique variée dans un style caustique, satirique, humoristique. Séverin Cécile Abéga, y fait de la satire de la société camerounaise en critiquant les femmes, les hommes, les membres de certains corps de métiers : la médecine “Le ministère de soya”. Abéga ridiculise et traite durement les bourgeois qui croient pouvoir tout acheter avec leur argent “Le fardeau”. Par contre, il a un parti pris pour les pauvres et les marginaux “Le savon, Une petite vendeuse de beignets”. Ca c’est dans Les Bimanes. On retrouve la même satire imagée de la société camerounaise dans “Les femmes ne boivent pas de Whisky” édité par Proximité.
Abéga critique la lourdeur administrative de Yaoundé (un bon ministre), présente les stratégies d’influence dans “les femmes ne boivent pas de Whisky” et “le candidat”. Il rend hommage à tous ces “professeurs de littérature” camerounais pour qui l’on a peu de considération dans les amphis locaux avec des situations caustiques comme celle ou une étudiante demande à Mr Oyono dont elle étudie l’œuvre par ailleurs s’il s’est connu de son vivant.
- Que se passe-t-il dans cette classe, Monsieur Oyono?
- Une étudiante vient de me demander si je me suis connu de mon vivant, Monsieur le Doyen!
- Quoi?
Cette fois là au moins, les étudiants ne s’entendirent pas menacer d’une exclusion générales.
Certains peuvent ne pas aimer le style Abéga, ni ces tournures de phrases mais dans ces nouvelles je retrouve, les situations connues, une critique juste de notre société camerounaise mais je déplore le manque de solutions ou de propositions. Mais j’aime la plume d’Abéga alors je vous la conseille aussi.
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