Merci à TEDxParis qui m’a permis de découvrir cet homme exceptionnel à travers les yeux de sa fille. Je vous propose l’hommage de Sarah à son père ci dessous.
Revenons au livre de Sarah. Il se lit d’une traite, je ne me suis pas arrêté un instant, tellement la plume de Sarah est belle, vivante, joyeuse. Le livre s’ouvre par la description de la vie sous l’occupation. On y découvre la persécution des juifs, les cellules de la résistance, le secret, la filature, les faux papiers. C’est là que commence la saga Kaminsky, l’homme qui s’il “dort une heure, trente personnes mourront”. Il répond à toutes les sollicitations pour sauver des vies, pour une certaine idée de la liberté. il fait preuve d’optimisme hors normes car c’est “tout ce que nous avons, le seul moyen d’avancer” vers l’idéal d’un monde meilleur. Les pages se succèdent jusqu’à la libération, Kaminsky rejoint les services secrets avant d’aider les mouvements de libération du Tiers Monde: Angola, Cape Vert, Afrique du Sud.
On entre dans la seconde phase de la saga avec des prises de positions fortes et un engagement de l’homme pour qui “la neutralité n’existe pas, ne rien faire, ne rien dire, c’est déjà être complice” Cet homme qui a longtemps fait des faux papiers et qui a été sans papiers pendant longtemps confectionne de la fausse monnaie, participe à la fourniture des armes au FLN aide l’ANC… Nous le retrouvons en Algérie, en Afrique…
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire l’histoire de ce faussaire, j’ai découvert un homme plein de convictions et de courage ce qui nous manque énormément en ce moment en Afrique. Le courage de l’engagement, le courage d’aller au bout de son combat, le courage de vivre son utopie et son idéal. Je termine avec ces mots d’Adolfo: “Utopiste, dirais-tu? c’est vrai, je l’étais, je le suis toujours”
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