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Eddy Said,
October 5th, 2009 @10:09 am  

Voici un thème controversée par excellence. Il y’aurait tellement à dire sur le sujet. Mais permets-moi de me concentrer sur deux points majeurs de ton billet:

1. L’éducation
Comme je l’écrivais je ne sais plus où, certes le lionceau et le petit de la panthère doivent tous deux apprendre à chasser, mais ce n’est pas la lionne qui s’occuppe de l’apprentissage de la jeune panthère.

2. Je suis venu, j’ai vu, et je comprends mieux !

Citation: “Je veux faire comprendre aux jeunes d’Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.” (fin de citation)

Certes un séjour en Europe peut procurer (pas toujours) une expérience interessante, mais par pitié, ne pas venir à n’importe quel prix. Ca c’est ce que je pense en mot for intérieur. Je ne le crie pas sur les toits, parce que je connais la réaction de la plupart des interlocuteurs (mouf, parle pour toi là-bas. Tu as traversé tu ne veux pas que les autres aussi traversent?). J’attends mon retour en terre africaine pour l’ouvrir toute grande.

Nous avons été tellement matés au cours de l’histoire que nous avons fini par intégré les mensonges des autres. Au final, il faut ressusciter l’espoir en demain et surtout la confiance EN SOI! La confiance que nous le pouvons:

- nous pouvons solidifier nos institutions, si nous le voulons.
- nous pouvons créer un état moderne qui parle une langue africaine, si nous le voulons.
- nous pouvons adapter notre programme scolaire à nos réalités, si nous le voulons.
- nous pouvons avoir notre monnaie et la gérer aussi bien que les autres, si nous le voulons.
- nous pouvons maîtriser notre espace geographique (air, terre, mer), aussi bien que les autres, savoir qui rentre, quand il rentre, quand il sort, si nous le voulons.
- nous pouvons accéder nous même à la connaissance. Nous pouvons rechercher nous-même où se trouve la vérité, sans avoir besoin d’attendre que les autres viennent nous raconter leurs sornettes (genre les africains n’ont pas d’histoire)
- nous pouvons rêver et réaliser notre lendemain et celui de nos enfants.

ps. je dois avouer que je n’ai pas (encore?) lu le livre. Mais pas de panique dans le titanic, certes j’arrive toujours en retard, mais je finis par arriver. Je finirai bien par le lire, ce livre.

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observateur Said,
October 5th, 2009 @11:56 am  

“Je veux faire comprendre aux jeunes d’Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.”
Interressante comme réflexion mais pour un jeune africain qui vit au continent peu convaincant, beaucoup d’auteur de ce type insiste sur les raisons pour lesquelles l’Europe ou occident n’est pas bien mais pas assez sur pourquoi ces jeunes doivent quels sont les avantages à rester qu’est ce que l’Afrique offre de meilleur aujourd’hui.
Quand ils abordent l’Afrique ce n’est que pour dépeindre négativement l’existant et s’étendre sur leurs théories propres qui pourraient améliorer cet existant.

@Etum,
Le système éducation actuel tient compte de l’existant crois moi il est à amélioré certes nul système n’est parfait. Mais encore une fois il faut être sur le terrain pour constater à quel point avec le peu de moyen à leur disposition le corps enseignant africain est engagé et concerné par l’avenir de leurs étudiants. Seulement les influences occidentales dont on parle ne viennent pas du système éducatif en lui même mais de l’extérieur de l’environnement quotidien des élèves la vulgarisation du cable et des cybercafé qui vantent beaucoup le monde occidental. Une solution serait de renforcer les moyens du système éducatif afin de contrôler et montrer une autre facette des multimédia aux élèves. Les contenus pédagogique actuels sont bons.

“Le paradoxe de la condition humaine,
c’est qu’on ne peut devenir soi-même que
sous l’influence des autres.”

Concernant l’éducation

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Ti Aya Said,
October 6th, 2009 @2:50 pm  

“Je veux faire comprendre aux jeunes d’Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.”
Si seulement c’était entièrement vrai. Malheureusement, la majorité de ceux qui prennent la mer ont la quasi-garantie de n’avoir aucun avenir dans leur pays. Ce n’est pas les échecs et les souffrances qui les font partir, c’est l’absence du moindre espoir. Il est vain, et on le voit bien, d’essayer de les convaincre de rester juste avec du verbe. D’autant plus qu’il y en a réellement qui prennent la mer et arrivent à se faire leur place, même si c’est pour vivre la vie la plus ordinaire et la plus banale au fin fond de nulle part.

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La lionne Said,
October 7th, 2009 @2:17 pm  

Je dois avouer que je n’ai pas encore lu ce livre. Mais il me semble que ce sujet est un peu à la mode actuellemnt puisque Patrice Nganang, dans son dernier ouvrage intitulé “La république de l’imagination”, paru chez “Vent d’ailleurs”, dit à peu près la même chose cité plus haut. En cinq lettres, Nganang s’adresse à un frère benjamin qui sollicite son grand frère de lui faire venir en Occident. Et cela pas parce que un des grands malheurs trop médiatisés dans les journaux occidentaux lui fait quitter le Continent, mais parce qu’il ressent, selon son crédo “fuck Africa !”, qu’il n’y a plus de futur en Afrique.

Faut se demander pourquoi la jeunesse africaine veut quitter le Continent à tout prix. Est-ce vraiment la télé, les cybers et autres mobiles ? Et pourquoi les Africains de la diaspora, une fois au pays, ne disent pas la vérité sur leur vie en Occident ? Je vais en parler une autre fois moi car c’est un sujet qui me tient au coeur depuis longtemps…

Pourquoi la jeunesse ne sait pas que la vérité : Africa is the Future ! Mais uniquement une Afrique qui trouve sa propre place dans ce monde. Une Afrique qui se débarassent définitivement du joug de la colonisation et de toute sorte de néo-colonisation. Une Afrique qui valorise ses atouts, ses forces, ses valeurs. Une Afrique qui n’est pas la poubelle du monde non plus. Je suis pathétique ? Ou plutôt réaliste dans mon optimisme ? Je cite Patrice Nganang : “L’Occident n’a pas le monopole du futur.”

Vive The Africain Way of Life ! (c’est la lionne qui vous le dit!)

La lionne

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Ti Aya Said,
October 7th, 2009 @3:17 pm  

Je suis bien curieux de voir, à part quelques slogans et espérances, les éléments concrets qui indiquent un quelconque chemin vers un leadership africain, dans quelque domaine que ce soit. J’en serait vraiment ravi, vraiment.

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Etum Said,
October 7th, 2009 @3:34 pm  

@TiAya,
Dans ce que tu fais tu es un leader potentiel pour de nombreux jeunes tu sais.

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Ti Aya Said,
October 7th, 2009 @4:03 pm  

@Etum
Merci pour la tentative d’attalaku. Mais faut pas se leurrer, je m’inclus das ce que je dis. Si c’est au pied du mûr qu’on juge le maçon, alors on doit se poser la question de l’impact de ce qu’on fait sur l’évolution des choses au pays. Et là, je suis au regret de constater que j’ai encore rien fait qui vaille la peine qu’on s’en félicite.

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Etum Said,
October 7th, 2009 @4:15 pm  

@TiAya,
J’ai toujours dit que je croyais en la valeur de l’exemple meme si c’est une seule personne que tu inspires c’est toujours ca de fait. Je sais qu’il y’a des gens qui se sont lancés parce qu’ils ont lu un de nos blogs….

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Neo Said,
October 7th, 2009 @5:06 pm  

Je vais venir jouer les troubles fêtes. lol
Contrairement à vous, je suis venu, j’ai vu, et j’ai compris. Si je n’étais pas venu, je n’aurais jamais pris conscience aussi tôt (et aussi vite) que le futur ne se joue plus en occident mais en orient (Chine, inde…) et en Afrique.
Jamais j’ne découragerais un jeune qui est déterminé à tenter l’aventure en occident car lorsqu’il sera venu et se sera cassé les dents, il comprendra. On apprend mieux de ses échecs que de ses réussites.
Comme l’as dit Ti Aya, ceux qui prennent la mer en général n’ont aucun avenir dans leur pays. Alors, autant aller cueillir les melons en espagne. Au moins ca te laisse le temps de réfléchir sereinement et choisir l’orientation que tu veux donner à ta vie. En Afrique, on n’a pas le choix. On ne fait que subir les aléas de la vie.
Le problème chez nous c’est qu’il n’existe quasiment pas de classes moyennes pour soutenir la consommation (et par conséquent la croissance) et stimuler la production. Soit on est riche (fonctionnaire voleur ou haut cadre du privé) soit on vit en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 1000fcfa/jour). Et aucun (ou alors très très peu) de moyen de passer d’une classe à l’autre. Il y a une sorte de plafond de verre qui empêche l’émergence d’une classe moyenne. Alors, le seul moyen du plus pauvre de sortir de la misère c’est de partir…

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Etum Said,
October 7th, 2009 @6:40 pm  

@Neo,
Pourquoi faut il passer par la classe moyenne? lol il faut changer le paradigme, doit on continuer à regarder la croissance par la consommation? je me pose des questions. C’est ce qu’il nous faut de la reflexions il y’en a bien reussise mieux que nous sur place.

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Neo Said,
October 7th, 2009 @10:25 pm  

@ Etum,
La réflexion? laisse mon rire! combien de forums, de débats, de colloques se tiennent chaque année sur le développement du continent? Assez parlé et assez écrit comme ça. Place aux actes. même si ça conduit à l’échec, on recommencera. Il n’y a rien de mieux que l’expérience.
Pourquoi la consommation par la classe moyenne? Parce que c’est pas elle que passe le développement du commerce. Et Parce que l’heure n’est pas encore venue pour nous (néocolonialisme oblige) de vivre uniquement de nos richesses naturelles comme les pays du golfe persique.

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Etum Said,
October 8th, 2009 @6:06 am  

@Neo,

Quand je parlais de reflexion c’est sur les voies de developpement à emprunter. Faut il que nous fassions comme les européens? commettre les memes erreurs?

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La lionne Said,
October 8th, 2009 @8:35 am  

@Etum et @Neo,

Etum, tu as raison ! Pourquoi toujours prendre l’occident comme modèle qu’il faut suivre aveuglement ? Pourquoi on ne définit pas “developpement” d’une autre sens que l’Occident avec FMI et consort ?

Neo, toi aussi tu as raison : si on ne connait pas les points négatifs d’une vie en Occident, comment vraiment savoir ce qui est bon ou mauvais ? Donc, il faut visiter l’Occident (C’est ce que Patrice Nganang dit lui aussi d’ailleurs)

Mais soyez francs : c’est quoi exactement qui vous rend HEUREUX en Occident ? Parce que ce petit mot devrait être l’échelle : que l’être humain soit heureux. Et je vais vous dire : l’être humain n’a pas besoin de beaucoup de choses matérielles pour être heureux ! Bref, the hustle for money nous ne rend pas vraiment heureux. The hustle for money rend quelques personne riche (mais pas heureux !), et c’est tout. Et là, je suis 100% avec le chef Etum : “Faut il que nous fassions comme les européens? commettre les memes erreurs?”.

Prenons l’exemple des Indes : un Pays qui “comptent” en économie. Mais un Pays qui a toujours des problèmes énormes de pauvrété. Et si le “developpement” des Indes continu, ces problèmes vont s’aggraver ! Voulez vous ca ??

Un dernier mot concernant la Chine : Je suis sûre que la Chine aura des grands problèmes dans 20-50 ans grâce au villissement de sa population. L’Afrique a une population jeune, c’est un grand atout, Mesdames, Messieurs !

La lionne

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La lionne Said,
October 8th, 2009 @8:57 am  

J’aimerais vous présenter un exemple. Juste pour reflechir. Vous pouvez dire que mon exemple boite, mais quand même…

Jusqu’à l’année 1989 (1990), il existaient deux Allemagnes, l’une capitaliste, ouverte, riche (selon les critères que vous connaissez si bien), et une autre, socialiste, enfermé, pauvre. La télé capitaliste était interdite chez la partie socialiste (pour ne pas inciter des envies), mais les gens connaissaient très bien tous les produits que eux ne pouvaient jamais acheter.

En fait, la majorité de la population de l’Allemagne de l’est ne voulait pas la démocratie, la liberté de presse, la liberté de voyager librement etc mais cette société de consommation qu’ils ont vu à la télé et qui était si belle, si brillante et qui, apparemment, rendait les gens si heureux. Aujourd’hui, 20 ans après la réunification, la population de l’est a un taux de chomage énorme, les gens sont materiellement plus riche, mais pas toujours – et automatiquement – plus heureux. Pourquoi je vous ennuie avec cet exemple ? Pour vous démontrer que c’est pas adhéquat d’adopter un autre modèle aveuglement et juste for the money.

Bref, il faut écouter Nkrumah qui disait : pour résoudre les problèmes africains il faut trouver des solutions africaines. Et pour cela, les points que Etum évoque plus haut, sont à reflechir !

La lionne

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Neo Said,
October 8th, 2009 @1:08 pm  

LA lionne,
Ce qui me rend heureux en occident? Simplement le fait d’être débarrassé de mes besoins primaires (manger, dormir, se soigner…). Du coup, je suis plus disponible pour répondre à d’autres aspirations plus élevées et plus importantes pour l’accomplissement personnel d’un individu(éducation, culture, création humaine…).
ET ca rejoint une autre question sur la définition de la notion de développement. Pour moi, une nation dévellopée est une nation qui favorise l’accomplissement personnel du maximum d’individus de sa population. ET en ce sens, j’estime que l’occident n’as pas commis que des erreurs. Beaucoup d’avancées ont été faites par l’occident en bien comme en mal (mais je vois surtout le bien), et aucune civilisation ne peut prétendre évoluer sans prendre un peu de la connaissance des autres. Les égyptiens ont inventé l’écriture, les arabes les nombres, les chinois l’imprimerie et la poudre…
DOnc il n’est pas question de rejetter en bloc le modèle occidental, ni de l’accepter entièrement (pour ne pas reproduire les même erreurs coe le dis Etum). Masi commencont par en prendre les avantages comme la chine et l’inde l’ont compris (technologie, agriculture moderne, etc…). C’est plus urgent, et nous en avons besoin. D’ici à ce que les inconvénients se fassent sentir (viellissement de la population, etc…) On aura eu le temps de s’adapter.

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Neo Said,
October 8th, 2009 @1:28 pm  

J’ajouterais que le souci de la Chine aujourdhui n’est pas de réfléchir au vieillissement de sa population ou de limiter le réchauffement climatique. Leur priorité c’est de trouver des débouchés pour le milliard de main d’oeuvre qu’il sont chez eux, et de trouver la bouffe pour nourrir toutes ces bouches affamées. Ils ne cherchent même pas encore la richesse, mais simplement à répondre à leurs besoins primaires: SURVIVRE!!! Les chinois et les indiens ne font que profiter du système occidental (capitaliste) et l’adaptent pour résoudre leurs problèmes.
Nous avons a peu près les mêmes problèmes que ceux ci (chomage de masse, pauvreté extrême, famine,…) mais pas les mêmes armes (eux ont rapidement assimilé la technologie, mais il leur manque les matières premières et les terres fertiles qu’ils viennent chercher en afrique). Nous avons les sols et les ressources, mais il nous manque le savoir-faire.
Que faire? Ils n’y qu’un moyen : acquérir le savoir-faire. Donc priorité à l’éducation mais pas n’importe laquelle (c’est un avis personnel).

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La lionne Said,
October 9th, 2009 @8:19 am  

@ Neo
Tu dis : “Que faire? Ils n’y qu’un moyen : acquérir le savoir-faire. Donc priorité à l’éducation mais pas n’importe laquelle ” . Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Blablater et produire de jolis mots c’est facile, je suis d’accord avec toi ! Mais de là à vraiment réaliser the change, c’est autre chose. Mais, en utilisant les mots de Patrice Nganang, pourquoi pas rêver ! Donc, je propose d’utiliser des méthodes de marketing (oui, oui ! Mais du vrai !) :

1. Analyse de la situation actuelle
2. Quel sont les faiblesses (du Continent) ?
3. Quel sont les forces (du Continent) ?
4. Quelles forces pourrait-on utiliser pour éliminer les faiblesses ?

Et là on vois ce qui est à faire. Déjà, le stystème politique de la majorité des Pays africains est trop modélé selon leurs colonisateurs. Donc, il y a peu de Pays féderaux et ca joue un rôle aussi sur la culture et tout ce qui va avec. Car la diversité est un grand atout !

Je sais qu’il y a beaucoup à faire, je ne suis pas si sotte. Mais je suis optimiste ! Car cette génération de jeunes Africains (je parle de VOUS !) qui connait si bien l’Occident n’a qu’à gagner. D’ailleurs, Neo, tu as bien précisé les atouts de l’Occident (santé, éducation etc.). Regarde ce qui est mauvais et pourquoi les Occidentaux ne sont pas unisono heureux et puis, on arrivera à des solutions…

La lionne

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Ti Aya Said,
October 9th, 2009 @9:05 am  

@La lionne
Qu’est-ce qui te fait penser qu’on reste en France, où n’importe où en Europe, parce qu’on y est heureux? Ça peut-être simplement parce qu’on a un objectif et que la France est un passage obligé.
En plus, reconnaissons quand même qu’il y a des tas de gens ici-bas qui survivent dans des environnements beaucoup plus rudes qu’un pays européen, et qui ne songent pas à partir de là où ils sont. De toutes les façons, quelque soit l’endroit où on se trouve, l’herbe verte est toujours de l’autre côté.

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observateur Said,
October 9th, 2009 @9:13 am  

@Neo,
Tu as pris pour exemple la Chine et l’Inde,
L’Inde est un pays très misérable sous certains aspect la Chine également mais leur force vient du fait que leur population malgré cette misère ont une Foi inébranlable en leur pays.

@la Lionne
“1. Analyse de la situation actuelle
2. Quel sont les faiblesses (du Continent) ?
3. Quel sont les forces (du Continent) ?
4. Quelles forces pourrait-on utiliser pour éliminer les faiblesses ?”
Je suis à 100% d’accord avec toi mais cela ne peut se faire qu’en étant ou en collaborant étroitement avec les acteurs sociaux sur place en qui on a confiance là c’est rarement le cas.

A mon sens, quand on parle de développement en Afrique il faut commencer par tenir compte de tous les pays qui s’y trouve nous ne sommes pas seulement africains nous sommes également Camerounais, Gabonais, Ivoiriens etc.
Il alors difficile d’établir un modèle de développement pour l’Afrique.
Tous les pays n’ont pas les mêmes réalités les pays anglophones à mon sens par exemple on déja dépassé le stade de complexe vis à vis de l’occident et se développent plutôt bien.
Rare sont les nigérians qui sortent de leur pays pour faire des études si ils le font c’est pour viser des écoles prestigeuses mais tous rentrent au bercail une fois le diplôme et l’expérience obtenus.

Il faut cultiver la Foi en nous pays respectif l’instruction civique est de plus en plus négligé chez nous(Là je parle du Cameroun) pourtant cela permettrai de transmettre au génération future les valeurs et principes de notre pays.

@Etum,
Il faut améliorer les contenus pédagogique en renforçant l’histoire et la géographie ainsi que l’économie de nos pays respectif afin de transmettre aux générations futures un bagage culturel propre au pays.

Tous les ingrédients sont là pour qu’il y est un développement mais ce qui manque à mon sens c’est la Foi que certains africains on en leur pays.

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observateur Said,
October 9th, 2009 @9:34 am  

@Neo,
“Nous avons a peu près les mêmes problèmes que ceux ci (chomage de masse, pauvreté extrême, famine,…) mais pas les mêmes armes (eux ont rapidement assimilé la technologie, mais il leur manque les matières premières et les terres fertiles qu’ils viennent chercher en afrique). Nous avons les sols et les ressources, mais il nous manque le savoir-faire.”
Neo, ils ne l’ont pas assimilé plus rapidement que nous détrompes toi leur capacité intellectuelle est la même que la notre.
Mais toutes les têtes qu’ils ont formés sont rentrés formés les leurs en adaptant les connaissances acquises à l’environnement.
L’Inde a basé une branche de son développement sur les ressources humaines nous en voyons les résultats aujourd’hui mais c’est un plan mis en place depuis des années et la majorité de ceux qui ont été formé sont rentrés. Maintenant ils ont un potentiel humain formé certes la conception reste toujours en occident mais petit à petit même cette partie ils travaillent pour pouvoir l’assurer et en avoir le monopole.

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observateur Said,
October 9th, 2009 @9:51 am  

@Neo,
je pense également que si le développement passe par la création d’entreprise pour créer de la valeur et un système économique autonome il n’en demeure pas moins qu’il faut bien former les générations futurs. Il n’y a pas sur place beaucoup de main d’oeuvre qualifiée. Certains système éducatifs sont très inefficace il y a beaucoup trop de charlatans.

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La lionne Said,
October 9th, 2009 @2:11 pm  

@ Ti Aya,

La question n’est pas si la diaspora est heureuse ou pas. La question est plutôt pourquoi la diaspora ne transmet jamais les mauvais côtés de la vie en Occident à ceux qui sont restés au pays. Pourquoi ? Par peur d’être vu comme quelqu’un qui n’a pas réussit ? Qui ose de dire que c’est la galère de trouver un bon boulot malgré des diplomes, un appart parce que la couleur de la peau ne plait pas aux proprios et que les gens pensent qu’on est vendeur de drogue si l’on roule en BMW ! La question est comment vivre heureux AU PAYS. Quel sont les critères d’une vie heureuse ? Tu comprends ce que je veux dire ?

@ Oberservateur,

Je n’aime pas du tout la notion de “developpement” concernant l’Afrique ! On en a déjà parlé. Mais tu as raison, la situation n’est pas toujours pareille sur tout le Continent. C’est pour cela que j’ai demandé pourquoi il n’y a presque pas de systèmes de fédéralisme. Comment serait le Cameroun fédéral ? Quel atouts sur les cultures, les langues, l’éducation, l’économie ? A réfléchir !

La lionne

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observateur Said,
October 9th, 2009 @7:18 pm  

@La lionne,
Le fédéralisme pourquoi pas par émulation les régions se développeront c’est intéressant.

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bambi Said,
October 9th, 2009 @11:10 pm  

Très surprenant de voir à quel point l’Afrique fait parler d’elle. Mais on lui donne si peu.
En même n’est ce pas normal vous tous qui intervenez, elle vous a fait grandir et vous a donné un robuste bagage pédagogique, une maturité intellectuelle et un esprit critique qui vous a permet de briller là où vous vous trouvez en ce moment et ceci avec peu de moyen.
Comparez vous avec les occidentaux dont les parents sont issues de l’immigration(viennent d’Afrique) combien vont à l’Université, combien ont de brillante carrière et ce malgré le robuste système éducatif mis à leur disposition. Ne l’oubliez pas les systèmes que vous critiquez sévèrement aujourd’hui vous ont fait à 70% ce n’est pas négligeable donc il n’y a pas que du mauvais.

@Etumnamboa,
merci pour ces voyages ça détend l’esprit et inspire ceux qui sont dans la pratique …

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Ti Aya Said,
October 10th, 2009 @2:28 am  

@La lionne
Effectivement si on écoute certains journalistes qui font les reportages à la télé, on est amené à croire que les Africains immigrent parce que pour eux, l’Europe c’est l’eldorado. En passant, ils laissent croire que ce ne serait que des paresseux qui viennent chercher une vie facile en Europe. Ça c’est une affirmation qui fait partie d’un discours plus général, mais qui n’a absolument rien à voir avec la vérité. Si on décide de partir, c’est simplement parce que à un moment donné, le pour l’emporte sur le contre, et non parce qu’on ne connait pas le contre. Et ça, c’est aussi vrai pour ceux qui sont prêts à risquer leur vie en empruntant des moyens de fortune pour faire le voyage. Ils savent pertinemment que la vie en Europe n’est pas facile, ils savent le racisme, les humiliations, et tout le reste. Mais il se trouve juste qu’ils préfèrent encore affronter ça que ce qui est leur quotidien dans leur propre pays.

@Bambi
Je suis d’accord avec toi sur un point: statistiquement, un Noir a moins de chances de réussir en France s’il y est né que s’il vient d’Afrique. Mais comme on sait tous, il faut parfois faire attention à ce que disent les chiffres.
Par contre, là où je ne te suis pas, c’est que lorsqu’on parle de l’échec des Africains, il s’agit d’un échec collectif et non d’échecs individuels. Les cas de réussite sont suffisamment nombreux et éloquents pour qu’on revienne dessus, mais il est facile de constater que l’Intelligence des Africains sert plus à développer l’Europe que l’Afrique, ie à creuser encore plus l’écart entre les deux.

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La lionne Said,
October 10th, 2009 @12:12 pm  

@ Ti Aya,

je ne voit pas d’échec du tout. C’est uniquement que les réussites ne sont jamais médiatisées. En Europe c’est le contraire !

Les médias occidentaux traitent l’émigration africaine surtout en parlant des “maux” du Continent : les pauvres quittent leur pays parce qu’il n’y a pas d’avenir à cause de guerre, faim patati patata. C’est pas la réalité. Les plus grands flux migratoires sont entre les pays voisins. Et ceux qui décident de quitter le Continent ne sont pas les plus paresseux. Au contraire. En tout cas, faire des études quelque part en Occident c’est pour les plus chanceux, n’est ce pas ? Reste la question du non retour. Les histoires de galère et racisme en Europe on ne les croit pas facilement en Afrique. C’est trop beau de voir le frère habillé en costume Hugo Boss faire visite au pays. Non, je n’exagère pas : Vas à Njdili quand l’avion de Bruxelles arrive ! Comment croire que la vie en Europe pourrait être difficile ?

@ Observateur,

Pourquoi le Cameroun n’est pas fédéral ? Parce que la France est un Etat centralisé… ? Pour résoudre des problèmés africains il faut trouver des solutions africaines ! Ca concerne aussi l’éducation et la jurisprudence. Pourquoi les juges au Kenya portent des perruques sur leurs têtes? Parce que les juges en Grand Bretagne portent quoi sur leurs têtes ?

La lionne

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Gangoueus Said,
October 10th, 2009 @3:29 pm  

Merci Etum pour cette piste de réflexion. L’imposture a masqué l’essentiel de ses propos. On est tellement habitué à ses manipulations, au besoin de réussite par tous les moyens de nos frères et soeurs en Europe qu’on finit par mettre de la distance avec ceux qui magouillent un minimum.

Tu soulignes
“Omar continue disant que “tous les espoirs des habitants du continent sont portés sur l’extérieur, au sens large du terme. Le continent noir ne retient plus personnes et plus personne ne tient à lui”. J’ajouterai même surtout dans la diaspora. Des exemples comme ceux là il y’en a la pelle concernant l’éducation, l’agriculture, le développement, l’influence de l’internet etc.”

C’est faux. Je connais de nombreuses personnes qui rentrent à Brazzaville et à Pointe-Noire pour s’en mettre plein les fouilles sur un poste préparé par un parent bien placé dans le secteur du bois ou du pétrole.
Rien ne se fait lorsque l’on n’appartient pas à certaines sphères du système ou si on n’a pas le bon nom. Faire croire qu’une certaine diaspora se complait dans son exil doré est un mensonge éhonté. Il faut comprendre que les réalités sont différentes suivant les différents pays africains.

Les jeunes africains délaissent l’Afrique parce que cette dernière ou plutôt ceux qui la dirigent ne laissent aucune possibilité de s’accomplir raisonnablement sans une compromission quelconque.

“Sur l’éducation
Il faut réfléchir à un système d’enseignement qui prenne en compte, les préoccupations économiques, sociales et politiques de l’Afrique. Il faut des programmes d’enseignement qui s’illustrent par leur caractère autocentré. Il faut réfléchir sur des nouveaux contenus éducatifs qui cessent d’”entravertir” les élèves africains.”

Exact. Mais tout cela est en lien avec des dirigeants sur place avec une vision éclairée et qui ne suivent pas des programmes d’action dictés par Paris. Si je commençais à partager avec toi la politique d’orientation des bourses au Congo Brazzaville… On s’arracherait les cheveux, ensembles :o (

@ suivre

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amehiam Said,
October 19th, 2009 @10:52 am  

L’education
Sur ce sujet, je ne crois pas que l’éducation civique change quelque chose dans la manière des africains de percevoir leur continent. Les africains qui ont fait une partie de leur cursus au pays connaissent très bien l’histoire et la géographie de leurs pays. Les béninois, pendant la période la révolution ont été abreuvés de chants patriotiques et j’en passe. Pourtant, je crois que les béninois n’ont jamais été aussi fiers que ces dernières années, depuis que leur pays se réveille économiquement, car enfin, les jeunes se disent qu’il peut y avoir des perspectives pour eux chez eux. Si je ne me trompe pas, si les ivoiriens, camerounais, et sénégalais sont fiers de leurs pays, qui soit dit en passant sont fortement attractifs pour les autres africains francophones, c’est parce que économiquement, ils sortent un peu la tête de l’eau et qu’ils offrent des opportunités malgré tout.
Car pourquoi quitter son pays si l’on a au moins la possibilité de répondre à des besoins primaires : manger, se soigner et s’éduquer.
Et si l’éducation doit être adaptée à nos besoins, c’est surtout en créant des branches techniques. Quand je vois par exemple des centaines de nos frères en BTS communication interne, je me demande bien combien pourront effectivement exercer car combien d’entreprises ont effectivement besoin de cette compétence. Etant donné que l’Etat a démissionné de cette fonction régalienne, la plupart des autres charlatans, fondateurs d’écoles privées n’ont qu’un seul objectif, se remplir les poches.
Quant à la problématique du retour, je suis bien d’accord avec Gangeous qui dit la chose suivante : « Les jeunes africains délaissent l’Afrique parce que cette dernière ou plutôt ceux qui la dirigent ne laissent aucune possibilité de s’accomplir raisonnablement sans une compromission quelconque ».
Première chose : combien ont essayé de rentrer chez eux après leurs études et combien ont effectué des stages afin de tâter le terrain ? Pour avoir fait les deux, c’est le parcours du combattant. Seconde chose, si vous avez un projet quelconque, que vous arrivez à le soumettre à une quelconque autorité, s’il ne vous rafle pas l’idée, l’administration vous mettra des bâtons dans les roues lors de la réalisation de ce dernier alors que si c’est un étranger (blanc ou chinois ou indien ou libanais) qui le fait, on lui déroulera le tapis rouge. En effet, les africains font davantage confiance aux étrangers qu’à leur propre frère. Troisième et dernière chose, les élites sur place dans nos pays ont un complexe et ne sont pas humbles, voici un exemple concret. Je connais un monsieur, chirurgien en ophtalmologie. Il est rentré au pays, a travaillé avec un éminent professeur afin de connaitre les maladies de nos contrées et bien s’imprégner de nos réalités : moyens, matériel etc. A aucun moment l’éminent professeur n’a sollicité le petit savoir de son élève qu’il prend un malin plaisir à ridiculiser : « on n’est pas en France ici hein ». Écœuré, il est d’abord retourné en France. Puis après quelques temps a préparé un projet de clinique et est rentré s’installer. Inutile de vous dire que sa clinique ne désemplit pas, surtout qu’il fait des stages de remise à niveau et let participe aux colloques techniques chaque année pour actualiser ses connaissances. Il a proposé ses services à titre gracieux à la faculté de médecine de son pays et devinez quoi… fin de non recevoir.
Alors évidemment, nous allons nous en sortir, j’y crois fermement. Mais cela prendra du temps et nous ne devons pas faire fi de nos réalités.

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