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Eddy Said,
August 19th, 2009 @6:33 pm  

Citation: puisqu’en plus des défis techniques souvent il y a aussi un complexe d’infériorité par rapport à l’anglais ou le français de la part des usagers et développeurs africains. (fin de citation)

There you go..
Ce que j’ai constaté à mon petit niveau, les africains en general ne peuvent pas s’imaginer qu’une langue africaine joue le rôle d’une langue coloniale comme le francais, l’espagnol ou l’anglais.
Oui, je crois qu’on peut effectivement parler de “complexe d’infériorité”.

Citation: mais l’économiste zambienne Dambisa Moyo a raison quand elle dit que ce dont l’Afrique a besoin c’est le business, des investissements, au lieu de la charité et le paternalisme puisque c’est un modèle qui favorise la dépendance et la corruption et non le développement. (fin de citation)

Tu m’étonnes !!
Et j’ai bien envie de leur botter le derrière, aux Bono & Co, parce que si ca ne dépendait que d’eux, on resterait dans ce cycle diabolique de la dette 1000 ans encore.

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philcoub Said,
August 20th, 2009 @11:20 am  

Belle initiative que ce projet Maneno et les autres aussi comme Africa Start-Up Challenge.
@Eddy sur les langues : tant qu’il n’y aura pas d’unité politique sur le continent, inutile de songer à une langue prépondérante (même en tant que seconde langue!). Pourtant le swahili serait bien placé. C’est la triste réalité.

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Etum Said,
August 20th, 2009 @1:51 pm  

@philcoub,
Je pense plutot que c’est la langue qui entraine l’unité politique. c’est parce que nous n’avons pas la meme langue que nous avons du mal à nous unir politiquement

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Elia Said,
August 20th, 2009 @6:20 pm  

Etum, merci enocore de m’avoir invitée sur ton superbe blog!

Je trouve très intéressante ta thèse que la langue entraîne l’unité politique. Tu crois donc qu’il n’y a pas de place pour les langues locales, plus petites? Ou plutôt qu’il faut plus d’interaction, communication entre les differentes langues?

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philcoub Said,
August 21st, 2009 @11:51 am  

@Etum : c’est vrai qu’une intégration politique se ferait naturellement avec l’unité linguistique, ce serait même l’idéal! Mais la réalité historique a toujours montré que c’est l’inverse qui se produit. 3 exemples :

- l’empire romain : unité politique qui imposa la langue pendant plusieurs siècles tant que cette unité dura.
- la colonisation en Afrique : conquête, puis transmission des langues coloniales.
- Etats-Unis : les communautés anglo-irlandaise, néerlandaises, allemandes et autres ont adopté l’anglais sous l’impulsion d’un destin national commun.

Les dirigeants africains doivent avoir la clairvoyance d’imposer dans un premier temps une des langues africaines comme seconde langue obligatoire durant les études. Par la suite, des productions artistiques et littéraires l’enrichiront des 4 coins du continents. On garderait les langues coloniales un petite 50aine d’années avent de les reléguer en 2ème position.

@Elia :de toutes façons l’être humain a la faculté d’être multilingue, donc il faudra encourager l’utilisation de toutes les langues locales. Ainsi chaque Africain parlerait au moins trois langues : sa langue maternelle, la langue africaine universelle choisie, plus l’anglais, le français ou l’espagnol.

C’est un vieux débat que celui-ci, mais on n’a jamais su faire l’unité linguistique avant l’unité politique.

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Etum Said,
August 21st, 2009 @2:32 pm  

@philcoub,
L’unité politique? on peut toujours attendre….

@Elia
interaction et communication en effet

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Eddy Said,
August 21st, 2009 @3:30 pm  

@philcoub,

Citation: Etats-Unis : les communautés anglo-irlandaise, néerlandaises, allemandes et autres ont adopté l’anglais sous l’impulsion d’un destin national commun. (fin de citation)

La question en fait qui se pose à nous: souhaitons-nous (nous = populations africaines) un destin commun? Si la réponse est oui, si l’objectif est de bâtir une nation commune, alors nous y parviendrons plus vite en nous choisissant une langue commune.

Pour ma part, la réponse à cette question est: OUI à un destin commun. C’est l’unique constellation dans laquelle nous avons les meilleures chances de réussite.

Citation: Les dirigeants africains doivent avoir la clairvoyance d’imposer dans un premier temps une des langues africaines comme seconde langue obligatoire durant les études. (fin de citation)

Attends frangin, ou on fait, ou on fait. Si c’est pour faire à moitié mieux on laisse.
Si la décision de se doter d’une langue africaine commune est admise et adoptée, et bien c’est elle qui s’impose dans la vie de tous les jours. Oui cela se ferait progressivement, j’en suis conscient, mais n’empêche. Et on scolarise les enfants directement dans cette langue, sans les faire passer encore par le détour de la langue coloniale.

Citation: On garderait les langues coloniales un petite 50aine d’années avent de les reléguer en 2ème position. (fin de citation)

Ah non, non, on s’en débarrasse tout de suite. Celui qui veut les apprendre, il le fait à titre personnel, un peu comme un japonais apprendrait le russe, l’allemand ou l’anglais, c’est tout. On n’a pas à les garder, ca nous rapellerait trop de mauvais souvenirs..

Mais si tu fais allusion au temps de transition, qu’il faudrait pour que la langue africaine que nous aurions choisie s’établisse effectivement, alors je pense que 50 ans c’est trop. En 20 ans maxi le pli a pris.
Regarde par exemple au Togo ou Cameroun, il a fallu combien de temps pour que la langue allemande s’efface pour laisser la place au francais ou à l’anglais? Pas 50 ans en tout cas.

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philcoub Said,
August 21st, 2009 @4:17 pm  

@Eddy : on est d’accord sur l’essentiel, juste une question de timing :) !

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Eddy Said,
August 21st, 2009 @4:51 pm  

@philcoub,

tant mieux, tant mieux :)
Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment le lancement de la campagne du referendum ;)

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Elia Said,
August 21st, 2009 @5:46 pm  

@philcoub Je ne sais pas si je suis d’acord avec ton idée de garder les langues coloniales “un petite 50aine d’années avent de les reléguer en 2ème position”, mais tu as tout a fait raison quand tu dis:
“Les dirigeants africains doivent avoir la clairvoyance d’imposer dans un premier temps une des langues africaines comme seconde langue obligatoire durant les études. Par la suite, des productions artistiques et littéraires l’enrichiront des 4 coins du continents”.

Et ça me rappelle le débat qu’a ouvert Oumar sur son blog Konngol Afirik à propos de l’éducation linguistique au Sénegal. Je vous recommande de le lire.

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La lionne Said,
August 21st, 2009 @7:24 pm  

La langue est un moyen de communication mais en même temps c’est la clé pour la culture ! Imposer une langue – bien égal s’il s’agit d’une langue coloniale ou une autre – a toujours un effet sur l’identité. Les Africains ne se rendent pas compte que leur multilinguisme est un grand atout. Regardez les Francais, combien ils sont handicapés en ne parlant que le francais ! En plus, ils ont radié toutes leurs langues locales avec un effet néfaste sur la culture et l’identité. Les Africains, par contre, ont ce grand avantage du multilinguisme. En plus, si tu parles une langue étrangère en plus de ta langue maternelle tu auras moins de problèmes d’apprendre d’autres langues !

Dans ce sens, en Afrique, ca serais assez facile d’utiliser l’anglais comme langue de communication internationale et véhicule de communication et d’établir une (ou plusieures) langues locales. Selon les régions.
En tout cas, il me semble extrèmement important d’établir les langues locales dans l’enseignement scolaire. Les effacer en faveur d’une seule langue commune serait contreproductif. C’est une question d’identité importante. Parce que, comme je disais, la langue est la clé pour la culture.

Mais ca n’empeche personne d’apprendre le swahili par exemple !

La lionne

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Eddy Said,
August 21st, 2009 @7:24 pm  

@philcoub,

Tu m’en vois heureux :)
Il ne nous reste plus donc qu’à attendre impatiemment le prochain referendum, qu’il, je l’espère, ne manquera pas d’y avoir sur l’institution d’une langue africaine :)

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Eddy Said,
August 21st, 2009 @10:51 pm  

@la lionne,
il ne s’agit pas “d’imposer” une langue, mais de s’en “choisir” une, comme langue de travail et de communication.
Personne n’interdit à personne de continuer de parler, qui son zoulou, qui son lingala, qui son duala, qui son pulaar, qui son wolof, etc…

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philcoub Said,
August 21st, 2009 @11:01 pm  

@Elia : pourquoi une 50aine d’années ? Parce qu’il faut un certain nombre de pré-requis :

- passer une génération afin que ceux ayant été formés sur l’ancien système puissent s’intégrer. Mais cette harmonisation peut être faite en moins de 20 ans je le concède.

- traduire tous les concepts et toute la base de connaissance du monde occidental en swahili par exemple. Mine de rien ça prend du temps : rien que tous les concepts des maths, de la médecine, de l’économie, du droit et des sciences sociales demandent un travail fou!

- avoir un socle littéraire et artistique, et réaliser toutes les traductions des oeuvres classiques d’Afrique en la langue concernée.

- Laisser passer une génération pour avoir des enseignants maîtrisant parfaitement la langue pour la transmettre fidèlement aux plus jeunes. Sérieusement, combien d’entre nous ont une maîtrise parfaite de leur langue maternelle au point d’être en mesure de l’enseigner dès aujourd’hui?

- Rédiger manuels, dictionnaires et ouvrages linguistiques de recherche dans la langue choisie.

- Il ne faut surtout pas se renfermer sur soi : il faut que tous ces concepts puissent avoir leur équivalent et être utilisables dans le reste du monde. Il faudra donc travailler avec les autres et harmoniser.

Donc en commençant aujourd’hui, il faudrait au minimum 40 ans pour avoir une génération parfaitement formée et capable d’utiliser et d’expliciter tous les éléments du monde moderne dans le contexte de cette langue.

Pour les langues coloniales, au moins l’anglais sera toujours indispensable au moins en ce qui concerne le domaine scientifique.

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Eddy Said,
August 22nd, 2009 @9:00 am  

@philcoub,
finalement c’est toi qui a raison. 50 ans c’est bien plus réaliste.

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Kans Said,
August 24th, 2009 @7:02 am  

Juste pour partager un bel article sur la zambienne Moyo et son livre dans lequel elle exprime sa vision de l’aide à l’Afrique:
http://www.rue89.com/2009/08/23/aide-a-lafrique-moins-de-bono-plus-de-moyo
Comme beaucoup de commentateurs, je pense qu’elle se trompe, du moins elle biaise son analyse. Je vous suggère de lire Weatherboy (19H16 | 23/08/2009) et Laurent-Weppe (22H33 | 23/08/2009).
C’est sur que le paternalisme ne doit pas avoir droiit de cité, mais faut pas rever l’Afrique ne s’en sortira pas toute seule, surtout pas sans une “vraie” aide.

Sinon pour les langues africaines, humm je vois qu’il y en a qui ont de l’énergie à revendre. Pourquoi ne pas mieux la canaliser, la discipliner un peu? Enfin…

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Eddy Said,
August 24th, 2009 @5:25 pm  

@Kans,
Ce Weather (19H16 | 23/08/2009) commence son speech par une argumentation bancale: les ONG se financent par quoi? Si ne c’est par l’aide, qu’elle soit gouvernementale ou privée?
Mais sinon, dans le fonds, je ne comprends pas bien quel est son problème, à ce cher Weather. Il s’en prend à la dette (fonds vautour, etc) exactement comme Dambisa. Alors je ne sais pas trop de quoi il se plaint.

Je receptionne “Dead aid”, le livre de Dambisa Moyo demain. Donc d’ici la fin de la semaine, je pourrais argumenter sur les alternatives de Dambisa Moyo à l’aide.
Mais d’ores et déjà, je suis d’accord avec son constat: il faut stopper l’aide à l’Afrique!

1- Elle ne sert qu’à entretenir l’oligarchie locale, c’est tout.
2- De plus elle développe en nous une mentalité d’assistés, qui dépendent de “bailleurs de fonds” pour mener à bien leurs projets, et même tous leurs projets (cf. http://edouardtamba.com/2009/08/les-bonnes-intentions-de-lafrique-centrale-en-tic/).
3- et, last but not least, les “aideurs” utilisent cette aide comme instrument pour imposer leur volonté. Il n’y a qu’à voir comment le FMI et la Banque Mondiale se sont servis des plans d’ajustement structurels pour nous faire avaler des pilules qui ne seraient passsées dans aucun pays “dit” démocratique.

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Eddy Said,
August 24th, 2009 @5:44 pm  

@Kans
Ah oui au fait, si, si, si! On peut se développer sans l’aide. Parce que par chance, nous disposons de ressources, aussi bien humaines que matérielles, et ces resources peuvent nous permettre d’acquerir le know-how et/ou bâtir les infrastructures dont nous avons besoin, sans avoir besoin de tendre la main pour quémander une quelconque aide. Et ca n’a rien à voir avec du rêve.

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Etum Said,
August 25th, 2009 @10:30 am  

@Eddy,
Je suis entrain de lire le livre de Dambissa, elle pose le bon constat mais selon moi apporte des mauvaises solutions. Attention je n’ai pas encore fini le livre mais c’est l’impression que j’ai pour le moment. Je m’explique:

Sur le constat elle a raison en partie, l’aide actuelle n’est pas efficace car elle crée des dépendances nuisibles à tout avancement de nos pays. Mais il y’a l’aide qui concerne les domaines de la santé ou de l’education qui es necessaire. Je ne m’attarderais pas ici en commentaires car je prépare un post sur le sujet. Eddy je me permets quand meme une petit mot sur les alternatives avant mon post quand elle dit la chine est notre ami je dis niet pas du tout. Quand elle nous demande lever des fonds sur le marché je dis niet car nous n’avons aucune influence sur ce marché. Prenons l’exemple de la cirse actuelle nous n’avons rien faits mais subissons les conséquences. Bref il y’a pas mal de choses à redire sur ces alternatives. Post à suivre

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Kans Said,
August 25th, 2009 @12:05 pm  

@Etum
Modère d’abord le comm’ d’Eddy de 15h25. Dans celui de 15h28 il commence en me disant “merci” (sachant que je représente les “aideurs”); donc on garde celui-ci.

@Eddy
Je ne veux pas prendre le risque de plagier Laurent-Weppe, mais en quelques mots, il FAUT l’aide et plus massivement encore. L’AF ne s’en sortira pas sans cela.
Par contre la seule objection c’est que l’aide ne sert pas à ses objectifs; elle est détournée. Et dans ce cas, on peut etre tenté de dire, qu’il faut SUSPENDRE l’aide, le temps que la gestion s’assainisse. Je dis SUSPENDRE. Et quand les démons de corruption et détournements seront domptés, on reprendra l’aide.

Je reviens sur ta mention relative à la richesse de l’AF; mais Eddy, de quelle richesse on parle en 2009? Je pense que tu conviendras avec moi qu’on a épuisé et gaspillé et détourné notre pétrole; on est passé un temps d’une agriculture vivrière à une agro industrielle, mais on se rend vite compte que les besoins d’aujourd’hui sont plus importants que l’offre possible, en tout cas ca ne peut plus être comptabilisé comme une richesse; peut-on reprendre la culture du cacao, café, etc. avec la population et le marché mondial qui nous impose ses cours?
Bref, à moins d’être moins consommateurs de produits finis, mais plutot encourager une industrialisation forte y compris dans l’agro-alimentaire, je ne vois pas comment on peut tirer profit de la terre. Et si on s’y lance, on aura encore bien plus besoin de moyens.

Je veux te concéder un truc et c’est un pari: si on s’assainit, le peu de richesses/productions que l’on a peut se régénerer à profit. Mais les économies de bouts de ficelles… euh… comment dire? On n’a pas le temps, Eddy. Regarde comment le plan Marshall est venu secourir l’EUR déjà riche pourtant. Une aide massive et immédiate, et en quelques années hop! comme si de rien n’était.
Je fais une autre concession complètement gratuite: SI après les indépendances, on avait bien géré nos biens, sans avoir même à recourir à l’aide, et en nous developpant à notre rythme, on serait aujourd’hui au niveau des fichus dragons que tout le monde admire. Mais ca n’a pas été le cas, Eddy. Il faut bien s’en rendre compte.

Dis-moi, comment veux-tu financer aujourd’hui des projets routiers, les grands travaux, avec des caisses vides et percées? Et il faut perfuser le système éducatif, à grand renfort de CFA.

En tout cas, lisez le livre, après vous nous dites. Moi, ce que je dis: Ne pas aider l’AF parce qu’ils y a des détournements et oligarchie, etc. je suis d’accord. Mais ne pas aider l’AF parce que l’AF n’a pas besoin, eh bien je crois qu’il y a erreur d’analyse.

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Claire Said,
August 25th, 2009 @3:46 pm  

A ce sujet, le billet d’Oumar sur Maneno.
http://konngolafirik.maneno.org/fra/articles/hbu1250679959/

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Eddy Said,
August 25th, 2009 @3:58 pm  

Je viens de réceptionner “Dead aid” de Dambisa Moyo. Je suis en train de le lire, et je pourrais vous dire sous peu et en connaissance de cause, ce que je pense de ses alternatives à l’aide.
J’ai lu ci et là qu’elle propose d’ouvrir notre marché aux investisseurs étrangers. Ce à quoi je réponds: “hell no! No! No! No again.” Quand on voit ce que les vulture funds (fonds vautour) font, comment peut-on sortir pareille idée?
Au contraire il faut fortementer réglementer notre marché, et définir très exactement chaque cent étranger qui y est investit.

Mais d’ores et déjà, comme je l’ai dit, je le redit: l’Afrique n’a pas besoin d’aide pour se développer.

@Kans,
nos ressources ont peut-être été pillées et très mal exploitées jusqu’ici, mais elles sont loin, très loin, d’être terminées.

Et pour les infrastructures auxquelles tu fais allusion, nous sommes en mesure de réunir les fonds sans avoir besoin de mendier l’aide:
- la diaspora (ce que les africains à l’étranger transfèrent comme fond est supérieur à ce que l’Afrique recoit comme “aide”)
- l’auto-financement (un troncon de route par ex. peut contribuer à financer un autre troncon par le biais du péage)
- les impôts locaux (pour prendre le cas du Cameroun, rien que la redevance audiovisuelle nous rapporte des millions d’euro par an. Et je ne te parle même pas du port de Douala)

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La lionne Said,
August 26th, 2009 @7:44 pm  

Une chose est sûre : un stopp immédiat de l’aide ne sera pas remarqué par la masse des Africains. Car ils n’en remarquent rien ! L’aide actuelle ne finissent que dans les poches des politiciens corrumpus et dans les poches des…donneurs. En plus, ces donneurs fixent les cibles de l’aide et l’utilisent, en fin de fond, pour leur influence politique et pour piller les ressources naturelles. Cette “aide” ne sert à rien !

@ Kans,
Le plan Marshall n’était pas vraiment une “aide”. Mais, après la deuxième guerre mondiale, les USA se sont rendus compte qu’une Europe à bas ne leur sert à rien. Car les USA avaient besoin des marchés pour vendre leurs produits. Donc, ils ont investit massivement en Europe. Et, par fois, ils ont même expliqué comment ca marche le capitalisme. Par exemple, en Allemagne, pays qui ne connaissait pas le capitalisme et qui était très favorable à une sorte de socialisme, ils ont fait montrer des petits films dans les cinémas pour expliquer comment ca marche le capitalisme. C’est vrai ! Et vu le fait que l’Allemagne est devenu un allié proche aux Américains, c’était très efficace ! Dans les années 50 et 60, les succursals amércains ont poussé comme des chamignons en Allemagne. Ca nous apprend quoi pour l’Afrique ?

@Etum,
Le fait que la Chine s’implique en Afrique aurait un bon effet : déshormais, l’Afrique peut choisir ses partenaires, ses investisseurs et, normalement, l’Afrique peut dicter ces conditions. C’est un grand avantage. Hélas, jusqu’à présent, peu de responsables africains ont fait ainsi. Ce qui fait que, des fois, la Chine peut se comporter comme un colonisateur.

J’attend ton billet sur le livre de Madame Moyo. En tout cas, elle l’a rédigé avant la crise actuelle. J’imagine que maintenant elle l’ecrirait différemment…

La lionne

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Kans Said,
August 28th, 2009 @7:19 am  

La Lionne, en digne fils de popol que je suis, je dirais qu’il y a aide et aide. Il y a nuance. Quelque soit la forme que cet intervention aura, c’est une aide, et le plan Marshall mérite bien ce nom là aussi. Remboursable ou pas, calculée (forcement) ou pas, interessée (forcément) ou pas, c’est une aide.
Le seul vice que je note dans ton propos, et c’est ce que Moyo soulevait aussi, c’est la proportion de l’aide qui est réellement efficace. Je mets déjà de coté les détournements de l’aide. Si une trop grande poportion se trouve absorbée en frais de fonctionnement (voitures, personnel, etc.) c’est que c’est simplement mal fait; et malheureusement, ca semble souvent être le cas. Si par contre, en contrepartie, les USA doivent envahir et tisser eux-meme le tissu industriel du CmR en créant des emplois, et la richesse (meme s’ils prennent aussi et d’abord leur part sur ça), j’ouvre et je maintiens la porte ouverte. Et à ce titre, la Moyo, soit elle vient de Mars ou plutot de Venus, soit elle sort d’un coma profond, parce que la chine n’est pas notre amie.

Eddy,
Tu sais, j’ai parmi mes bouquins, notre livre de géographie du CM1-CM2, dont tu dois te souvenir. En supposant que ce livre hautement élogieux ait fait une juste estimation des richesses du CMR très prospère de l’époque et les perspectives qui allaient bon train. En supposant que les géologues de TOTAL, SHELL, Schlumberger, etc. Aient bien fait leur boulot de sondage du sol camerounais. JE suis bien curieux de savoir quelles richesses tu comptabilises encore, toi. Meme l’agriculture intensive, on ne peut plus la faire n’importement. Because, la population d’une part, le climat défavorable (ca c’est mondial), etc.
Mais qu’est-ce que je lis? Tu veux nous substituer à l’Etat? En tout cas, nos besoins sont trop important pour qu’un quelconque plan fiscal suffise à les financer. A moins de vouloir etrangler la population…

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Eddy Said,
August 28th, 2009 @12:30 pm  

@Kans,
citation “Si par contre, en contrepartie, les USA doivent envahir et tisser eux-meme le tissu industriel du CmR (..) j’ouvre et je maintiens la porte ouverte.” (fin de citation).

Les bras m’en tombent. Que peut-on répondre à cela?
Tu crois vraiment que c’est quelqu’un d’autre qui viendra développer les choses à notre place?

citation: “Mais qu’est-ce que je lis? Tu veux nous substituer à l’Etat?” (fin de citation)

Mais l’Etat c’est qui? L’Etat c’est toi, c’est moi, c’est nous.

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Kans Said,
August 28th, 2009 @1:58 pm  

Wèkèè Eddy, pourquoi tu es dur avec moi comme ca? Nessa j’essayais seulement de décrire à La Lionne que si un truc comme le plan Marshall doit se passer, meme si on appelle ca aide ou un autre mot, alors je suis pour.
Puisque de toute facon ca ne peut pas être du philanthropisme…

S’agissant de l’Etat, je ne rêve pas. LEs individus, meme en sommant leurs efforts diaspora incluse, ne PEUVENT PAS, soutenir un plan de developpement. En digne fils de popol, une fois encore, je dis qu’on a besoin de “dons remboursables”, bref de l’aide quoi, marshallisée ou pas.
Voilà ce que j’essayais de dire.

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Eddy Said,
August 29th, 2009 @10:34 am  

@Kans,
ok c’est pigé.

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La lionne Said,
August 29th, 2009 @12:26 pm  

@ Kans,

je suis d’accord avec toi que le Plan Marshall était très efficace. Mais là, tu peux bien voir que c’est pas toujours une question de somme attribuée. Car l’Allemagne n’a pas recu la plus grande somme. Or, en Allemagne, grâce au Plan Marshall, l’économie a super bien démarré dans les année 1950/60. Donc, la question n’est pas comment on recoit, mais comment on l’utilise.

Ce que je veux dire (et je me suis certainement mal exprimée) : L’aide actuelle ne sert à rien. Au contraire, cette aide bloque les investissements et ensuite l’économie des Pays concerné. Ce qu’il faut, ce sont des investissements. Pour les investisseurs locals, on a besoin des crédits. Et les autres, on verra. Un certain Etum (vous les connaissez ? Il n’est pas sot celui-là ! LOL) a dit un jour que l’on préfère créer des ONGs au lieu de créer des entreprises. Il a raison, notre Etum national !

Mais le vrai problème sont tous ces contrats concernant les mines : on donne le droit d’exploiter les mines à 20, 30 ans ou à vie. Et tout ca pour des perles en verre, pour le dire ainsi ! Et c’est bien égal si ces exploiteurs sont des Chinois ou des Occidentaux. Cette pratique est criminelle. Vraiment criminelle. Et il faut maintenant dicter des nouvelles conditions. Maintenant ! Sinon, c’est trop tard. Regarde ce qui se passe au Niger avec l’uranium !

Bref, oui aux investissements, non aux privatisations de l’eau et la terre !

La lionne

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La lionne Said,
August 29th, 2009 @12:28 pm  

Voici la citation :

Cmt voulez vs arretez l’aide en Afrique qd tt le monde créé des ONG au lieu de créer des entreprises? (Etum)

La lionne

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Kans Said,
August 31st, 2009 @9:46 am  

Oui La Lionne, on est d’accord. Le plus important, c’est l’investissement.
Petite remarque en passant, l’ALL, on peut dire que l’interdiction d’avoir une armée lui a fait du bien, non? Pas de gros budgets engloutis dans un secteur aussi couteux qu’inutile, soit disant “à but dissuasif”. Du coup, les efforts ont été concentrés ailleurs, avec le succès qu’on voit tous auj. Le JAP aussi curieusement…
En tout cas, nous on a les FOUGA MAGISTER, yeah!!!

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La lionne Said,
August 31st, 2009 @10:04 am  

@ Kans,
L’Allemagne a une armée et est membre de l’OTAN. Mais pas d’ambitions de faire la guerre. Déjà, avec ses quelques troupes de “reconstruction” en Afghanistan, ca provoque un déaccord auprès de la population. En plus, il y avait des soldats morts. Les Allemands ne veulent plus : ca coute cher et ca ne sert à rien puisque les talibans vont de plus en plus mieux. Par contre, les Allemands sont parmis les plus grands producteurs d’armes. Tous les minutes, un être humain meurt “grâce” à une arme de Heckler&Koch ! En Afrique, ce sont les armes les plus utilisés. Horreur ! Honte à l’Allemagne ! Si moi, je parle d’investissements, j’exclue tout ce secteur d’armes. Make love, not war !

Concernant l’économie africaine, il y aura encore beaucoup à dire. J’attends le billet d’Etum là dessus.

La lionne

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Ti Aya Said,
August 31st, 2009 @5:35 pm  

J’interviens un peu tardivement dans ce débat, pour dire ma surprise, et poser une question qui vous paraîtra peut-être un peu naïve. Il nous faut une langue commune, une unité linguistique, dites-vous. Mais quid du français, et de l’anglais? Ne sont-ce pas déjà des langues communes à des millions d’Africains? C’est les langues des colons, me direz-vous. Certes, mais c’est des langues que nous avons déjà en commun. Comment est-ce que le swahili que nous aurions en commun dans 100 ans de ça nous permettra de réaliser ce que nous ne pouvons pas aujourd’hui. J’ai du mal à me le représenter.

Non seulement l’intérêt d’une langue commune qui ne soit pas le français ou l’anglais ne me parait pas du tout clair, mais je trouve l’idée dangereuse, et à contre-courant de l’évolution de notre monde.
Il faut savoir que nul part dans ce monde, un être humain a accepté de son plein gré qu’un autre vienne lui imposer une autre langue. C’est un processus très long et très compliqué, et surtout qui reclame sa dose de sacrifices en vies humaines. Ca, c’est une constante jamais démentie (cf les exemples cités par philcoub plus haut). Supposons malgré tout que par un miracle comme le monde n’en a jamais connu, l’Afrique se retrouve avec une autre langue commune. Soit. Après, il faut alors se développer. Pour ça, on a besoin de connaissances, et de savoirs, et ils se trouvent que tout cela est disponible… en anglais et en français. Qu’est-ce qu’on fait? On traduit? Qui traduit? Comment on fait pour traduire et avancer en même temps? On continue à utiliser les anciennes langues pour ça? Et elle nous sert alors à quoi, notre belle langue commune?

Il faut se rendre à l’évidence. La bataille de la langue, nous l’avons perdue. Il n’y a plus rien à faire, sauf nous battre pour que nos langues ne disparaissent pas complètement, sachant que de toutes les façons, elles ne deviendront jamais des langues de premier plan. Cela n’est pas spécifique à l’Afrique, c’est déjà ce que font les bretons, les normands, les corses et les basques, à qui le français a été imposé comme à nous.

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Kans Said,
August 31st, 2009 @8:55 pm  

ouh laaaaa! Il y a de l’abdication dans l’air…
Si, il y a encore un truc à faire: gaspiller de l’énergie. une pure perte de temps.
En tout cas, je sors…

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Ti Aya Said,
September 1st, 2009 @3:17 pm  

@Kans
Lol
Je te vois jubiler d’ici.
Pourtant, je crois bien que tu auras remarqué que j’ai marqué ma désapprobation, quoique “timidement”, lorsque le mot clé de ta réaction ci-dessus a été utilisé ailleurs il y a quelques temps.

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Kans Said,
September 2nd, 2009 @7:33 am  

Mon frère, nessa je fais seulement l’ironie avec un grand L ;-)
Parce que qd Eddy va tomber sur toi, tu vas regretter le jour où tu as eu l’idée de prendre ton clavier pour dire que “l’intérêt d’une langue commune qui ne soit pas le français ou l’anglais ne me parait pas du tout clair”.
J’approuve tout ce que tu as dit, man; on ne laissera pas la bande à Eddy nous entrainer dans les travaux de Sisyphe.

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Eddy Said,
September 2nd, 2009 @11:34 am  

Kans,
lool. Ekie, esse j’ai dit quoi?

Etum,
mon commentaire d’hier où je tirais à boulets rouges sur Kans et Ti Aya a atterri dans tes spams. Si tu ne veux/peux pas aller fouiller dans les “salités” – lol – tu me dis, je le reposte. En esperant qu’il ne soit pas bloqué, parce que doublon.

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Etum Said,
September 2nd, 2009 @12:02 pm  

@eddy repostes le please

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Eddy Said,
September 2nd, 2009 @12:15 pm  

Lool, sans jubiler? Il n’y a pas que lui qui jubile d’ailleurs. Toute une lignée de “civilisateurs” jubilent également et se font des “Give me 5! Mission accomplie”. Je crois que vous n’avez pas réalisé l’importance d’une langue. Ce qu’elle représente pour un peuple, une nation en devenir.

Je ne sais pas ce que l’avenir réserve à l’Afrique, mais j’espère de tout coeur que cette question de langue commune sera un jour, dans 10, 20, 50 ans à l’ordre du jour d’un referendum africain. Mon propre point de vue sur la question, les commentaires de philcoub ainsi que certaines lectures sur le net me donnent à penser que le camp des “pour” ne sera pas néant.

En fait, tous les opposants à un projet de langue commune africaine ont un argument et un seul: c’est utopique/irréalisable.
On a bien vu comment c’était possible de germaniser toute une région, puis quelque temps plus tard, de la francophoniser et/ou anglophoniser. De 1890 environ à 1920 environ, Togo et Kamerun étaient allemands. En 1950, même pas 30 ans plus tard, c’était maintenant le francais, l’anglais qu’on y parlait.
Mais pour une langue africaine vous me parlez d’utopie? Pleeease.
C’est pas une affaire de ne pas “pouvoir”, mais bel et bien ne pas “vouloir”. Si les africains le veulent, en 50 ans ils ont une langue commune de travail.

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Eddy Said,
September 2nd, 2009 @12:48 pm  

Citation: “Après, il faut alors se développer. Pour ça, on a besoin de connaissances, et de savoirs, et ils se trouvent que tout cela est disponible… en anglais et en français.” (fin de citation)

Ah oui, le fameux argument comme quoi les langues africaines ne seraient pas adaptables.
D’abord tu fais une erreur. Ce n’est pas le savoir ou la connaissance qui est disponible en francais ou en anglais, plutôt, il se “dispense” et se “véhicule” en cette langue. Le savoir, les concepts qui font le savoir sont abstraits et enseignables à tous, qu’ils comprennent le francais ou pas.
Je n’ai pas besoin de parler francais ou anglais pour comprendre le concept du cercle: “ensemble des points situés à équidistance d’un centre”.

Ensuite, tu n’es pas sans ignoré qu’il existe des localisations d’ubuntu et open office dans des langues africaines, notamment en swahili.
Dans son livre, Cheikh Anta Diop a traduit tous les concepts mathematiques, chimiques et physiques de base en wolof.
Les langues sont comme des chaussures. Plus tu les portes, mieux elles s’adaptent à ton pied. Moins tu les porte, plus elles te semblent rigide quand tu les chausses.
Bien sûr qu’il n’y aucun terme en pulaar pour désigner la fission nucléaire. Quand avons-nous eu besoin de manier le concept de fission nucléaire en pulaar?
“ordinateur”, “circuit intégré”, “transistor” sont également des termes inconnus dans la langue francaise jusqu’à une date récente. Mais la langue francaise, parce qu’elle est employée, les a créés ou adaptés aux nouvelles conditions et à l’avancée technique.

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Eddy Said,
September 2nd, 2009 @1:11 pm  

Et pour finir, je souhaiterais vous rapeller qu’il y’a une époque, il y’a quelques siècles de cela, où il fallait publier en arabe, sinon personne ne vous lisait.
Qu’ont fait les occidentaux? Eh bien ce savoir véhiculé en arabe, ils se le sont appropprié dans leur langue, ou bien?
À leur place vous auriez dit, non oo, on a l’arabe, on le garde.
Moi je parle la langue du colon, c’est plié pour moi, c’est vrai. Mais si je peux influer le futur africain, afin qu’il s’exprime non pas dans la cacophonie de langues coloniales, mais dans la symponie d’une langue africaine, eh bien je n’hesiterai pas une seule seconde.

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observateur Said,
September 2nd, 2009 @3:00 pm  

Bravo a Elia pour toutes ces initiatives!

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Ti Aya Said,
September 2nd, 2009 @3:32 pm  

@Eddy
Je voudrais juste te faire remarquer que les chiffres qu’on utilise en français et en anglais proviennent de l’alphabet arabe. Ils ont su tirer la quintessence du savoir disponible en arable pour enrichir leur langue. En d’autres termes, ils ont traduit les écrits disponibles en leur langue.
En te replaçant dans le contexte, cette transition se fait à une époque où des gens ont des titres scientifiques du genre mathématicien-physicien-philosophe-biologiste-astrologue. Ce qui signifie que la quantité de savoir disponible est telle qu’un seul mec a le temps de faire le tour de 2, 3 ou 4 disciplines. Aujourd’hui pour analyser un poil, tu as besoin du savoir combiné de 3 scientifiques qui ont passé leurs vies à en étudier respectivement la racine, le milieu et la pointe. Et ils ne s’en sortiront pas sur certains points sans l’aide d’un chimiste. Tu ne peux plus envisager cette transition dans un contexte pareil.
Donc il ne s’agit pas de dire que les langues africaines ne peuvent pas être le support de disciplines scientifiques. Cheick Anta Diop a démontré que c’est possible. Il s’agit de dire que songer aujourd’hui à traduire tout le savoir disponible dans une nouvelle langue est pratiquement impossible.

D’un autre côté, ce que je dis n’est pas valable uniquement pour les langues africaines. Dans une moindre mesure, des langues comme le français et l’allemand par exemple, connaissent le mm pb face à l’anglais. Un scientifique français vivant en France ne peut pas atteindre un niveau dans sa discipline s’il ne parle pas anglais. Deux scientifiques allemand et français pour échanger, utilisent l’anglais et non l’une de leurs deux langues. Parce qu’à partir d’un certain niveau, le savoir n’est disponible qu’en anglais.
Déjà, un de mes profs en fac à ydé conseillait de ne pas préférer les livres en français, parce qu’il s’agit en général de “traduit-réduit”. Il avait raison.

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Eddy Said,
September 2nd, 2009 @7:18 pm  

Citation: “Il s’agit de dire que songer aujourd’hui à traduire tout le savoir disponible dans une nouvelle langue est pratiquement impossible.” (fin de citation)

C’est un avis que je ne partage pas du tout. Le savoir disponible, comme tu dis, se décline en disciplines. Quelle que soit la discipline que tu prends (mathematiques, physique, chimie, geographie), il y’a un noyeau d’enseignement, qui tient dans même pas 10 encyclopédies. En même pas 5 ans on a traduit les bêtises. Et c’est ca le plus important.
Tout ce qui vient après là, l’état d’avencement de la recherche dans ledit domaine, les publications et autres machins, bon ca déjà on est pas obligé de tout traduire, ensuite les chercheurs seront de toutes les facons bilingues.

C’est un travail fastidieux, je te l’accorde, mais en aucun cas impossible. En aucun cas.

Citation: (fin de citation)

Bon mais attends, ne poussons quand même pas mémé dans les orties. Quel pourcentage de la population dans un pays non anglophone donné a besoin de l’anglais dans sa vie de tous les jours? Cet exemple de l’allemand et du francais divérant en anglais, tu le dis toi même, c’est des scientifiques. Et donc, Tu abordes là un aspect très très (oui 2x) particulier de la question. Le cas des chercheurs (> bac +4). Et c’est un aspect trés marginal. Car quel pourcentage de la population font-t-il?
Les autres, la grande majorité de la population allemande, francaise, etc, vit sa vie, sans avoir besoin de savoir que l’anglais existe.

Je ne sais pas pourquoi vous paniquez à l’idée d’abandonner la langue du colon. Le savoir n’est pas lié à une langue précise. On peut le transposer dans notre propre contexte linguistique africain, et continuer de le développer.

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philcoub Said,
September 2nd, 2009 @7:34 pm  

@Eddy : avec enthousiasme, je rejoins ta bande et suis à 100% partisan du choix d’une langue commune. Il suffit d’une génération ou deux pour switcher d’une langue à l’autre. :)

En plus dis-leur que des concepts africains peuvent parfaitement enrichir la base de savoir universel disponible dans le monde.

Tous les concepts sont traduisibles; tout dépend de la qualité et des compétences des traducteurs. S’il faut inventer des mots ou des concepts, on le fera : les linguistes travailleront dessus.

@Ti Aya et Kans : on peut très bien parler l’anglais, le français ou le portugais en sus d’une ou plusieurs langues africaines. Je dirais même que l’Africain est pratiquement le seul individu amené par les circonstances à parler presque toujours plusieurs langues (celle(s) du colon, plus une ou deux en fonction de ses origines).

Avez-vous entendu parler de Claude Hagège, ce linguiste qui parle une 50aine de langues dont le Pulaar ? Si ce monsieur en trouve l’intérêt et trouve même absurde de ne parler qu’une seule langue pourquoi militer pour l’usage unique des langues importées qui ne véhiculent pas forcément certains concepts issues des langues nationales ?

@Eddy : lâche pas l’affaire!!!! :)

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Kans Said,
September 3rd, 2009 @8:55 am  

“Dans son livre, Cheikh Anta Diop a traduit tous les concepts mathematiques, chimiques et physiques de base en wolof.” (sic)
Eddy, je ne connais surement aussi bien CAD que toi, mais si c’est lui qui dit ca, ou qui présente des ouvrages ou il prétend l’avoir fait, avant de vérifier, je pars de l’a priori que c’est c’est vraiment prétentieux. Mais bon, peut-être il est LE génie que les Africains ne cessent de vanter et ressasser à toutes les occasions.

Sinon, pour revenir au projet de langue unique ou unifiée, le plus difficile n’est pas que ce soit utopique/irrealisable (sic), mais surtout utile de le faire. Par ailleurs dans ton analyse, tu balaies certaines difficultés avec une facilité déconcertante.
1. L’AF n’est pas un champ vierge, man. Si on fait un parallèle avec l’anglicisation des USA/CANADA, on voit des colonies importantes qui viennent im-po-ser la langue à des minorités (mises en minorités) indiennes et aux esclaves primo-arrivants. Une colonie de peuplement en bonne et due forme, pour ce nouveau monde. Et la force aidant, c’est passé comme une lettre à la poste.
La configuration de l’AF auj en est bien différente; aucun groupe statistiquement plus important (écrasant). Et bien sur l’imposition par la force est hors de propos. Bonjour les négociations interminables sur le choix de LA langue élue!
2. La science avance… et en anglais
TiAya a largement développé ce point. En 2009, ce n’est pas comme si on était en 1325. L’eau chaude a déjà été inventée, le feu aussi et le barbecue par la meme occasion. Donc, oui Eddy, on en est à parler de fission nucléaire.
Donc pour accrocher aux wagons, le volume de concepts qu’il nous faut importer est trop important, pour qu’on s’offre le luxe de conceptualiser, comme s’ils n’existaient pas.
Bref, cf. le comm’ de Ti Aya.
3. L’histoire témoigne
Regarde l’exemple de l’Amérique du Sud. La colonisation hispano-portugaise a laissé l’espagnol et le portuguais. POINT FINAL. Est-ce que ca a freiné leur développement, aussi bien culturel, scientifique, etc.
Ou bien, le fait justement que cette colonisation ait TROP BIEN réussi en sorte que TOUTE l’AmSud se soit hispanisée, fait que le bloc soit homogène… On devrait donc regretter que la colonisation n’ait pas plus réussi sur le sujet de l’imposition de l’anglais ou du francais… Que diable! Pourquoi les ALL ont perdu la 1ere guerre? On ne serait pas un pays bilingue fr-ang, mais germanophone entièrement.
4. Conserver la culture
Je sais que cet argument revient comme LA raison ultime de toute volonté de langue unique. Mais je crois sincèrement qu’on n’a pas besoin de tous parler le bambara pour que la 10è génération à venir sache un pan de notre histoire. Au contraire. L’unification de la langue servirait d’ailleurs seulement une culture au détriment des autres, moins de réussir tous les bilinguismes que ca suppose.
N’étant plus de la tradition orale, je crois qu’il suffit d’archiver dans la langue que l’on veut (anglais, francais, etc.) tout ce beau et genial patrimoine. Même l’UNECO nous y aidera.

CONCL: Je propose que, humblement on accepte la défaite dans la bataille de la langue. On adopte unimement l’anglais et on fait tout pour en assurer la maitrise par tout le monde. Et on avance. Y a pas de temps à perdre!

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Ti Aya Said,
September 3rd, 2009 @1:54 pm  

@Eddy
Quelle que soit la discipline que tu prends (mathematiques, physique, chimie, geographie), il y’a un noyeau d’enseignement, qui tient dans même pas 10 encyclopédies. En même pas 5 ans on a traduit les bêtises.
So, that’s the point. Le jour où tu te rendra compte combien ceci est loin d’être vrai, je parie que tu reviseras ta position.
Le savoir n’est pas lié à une langue précise.
Exact. Mais on le transmet dans une langue, celle dans laquelle est a été préalablement stockée.

@Kans
Humblement, tu as trouvé le mot qu’il faut. Je suis aussi d’accord avec toi, pour que nos futures générations apprennent de préférence l’anglais.

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Eddy Said,
September 3rd, 2009 @5:33 pm  

Ok. Mettons-nous donc à l’anglais.

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Etum Said,
September 3rd, 2009 @5:36 pm  

Pardon @Eddy pas toi n’abdique pas

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Eddy Said,
September 3rd, 2009 @10:05 pm  

@Etum,
t’inquiete. Je les wait au referendum.

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Eddy Said,
September 3rd, 2009 @11:46 pm  

Citation: “Mais bon, peut-être il [Cheikh Anta Diop, note du citeur] est LE génie que les Africains ne cessent de vanter et ressasser à toutes les occasions.” (fin de citation)

Je sais que ca fait bon ton dans certains cercles branchés de faire passer Cheik Anta Diop pour un doux illuminé en se gaussant de ses ouvrages. Loin de moi l’idée de verser dans les jérémiades, but let me tell you something.

Voilà un mec qui est né et a grandi à une époque où tout (l’école, le curé, l’administration, etc) lui enseignait, à lui et à des générations entières d’africains qu’ils n’étaient rien d’autre que des êtres inférieurs qui n’avaient rien apporté à l’humanité. Cheikh a choisi de ne pas baisser l’échine mais au contraire, en usant de science, il s’est attelé à démontrer le non-fondé de cette théorie.

Dès la sortie de ses thèses, personne n’a daigné le retrouver sur le terrain scientifique, et combattre ses arguments par des contre-arguments scientifiques. Au lieu de cela, on lui cherchait des phsycho-traumatismes et des projections obessionnelles pour expliquer son travail. C’était le chien pestiféré qu’il ne fallait surtout pas suivre, au risque de subir l’ire de l’establishment universitaire (francais).
Il n’y a pas beaucoup qui ont eu ou qui aurait eu ce courage. Alors souffre qu’on le vénère pour cela et qu’on le ressasse à toutes les occasions.

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Eddy Said,
September 4th, 2009 @8:25 am  

citation: “mais si c’est lui qui dit ca, ou qui présente des ouvrages ou il prétend l’avoir fait, avant de vérifier, je pars de l’a priori que c’est c’est vraiment prétentieux.” (fin de citation)

Peut-être que je me suis mal exprimé avec cette histoire de concept de base. Cheikh a voulu (dé)montrer je cite: “la possibilité de traduire dans une langue africaine quelconque et en valaaf en particulier, tous les aspects de la réalité du monde moderne”. (Nations Nègres et Culture, 4e edition, p.415)

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Kans Said,
September 4th, 2009 @8:54 am  

çàààààààà, Eddy!
Conviens avec moi que ca n’a absolument rien avoir avec ta citation initiale. Dans celle-là, tu nous annoncais qu’il a réalisé un tel travail. Et c’était ça le sujet de mon scepticisme. Je suis rassuré. Loin de moi l’idée de d’injurier des gloires. A chacun les siennes.
Sinon, s’agissant de “traduire”, pourquoi pas? Ou importer aussi? Si oui, on se retrouvera déjà avec une langue à plus de 30% faite d’imports. Est-ce bien raisonable?

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La lionne Said,
September 5th, 2009 @2:26 pm  

- Oui au support des langues africaines (en pluriel !)
- Oui au support des cultures africaines (en pluriel)
- Non au modèle occidental qui veut une seule culture (la sienne !)
- Non au modèle occidental qui favorise la destruction des langues locales

Vive the africain way of life !!!!!!

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Eddy Said,
September 5th, 2009 @9:17 pm  

@Kans,
en tout cas, tu sais toi même que si tu dis du mal de Cheikh et que ca arrive à mes oreilles, il ne te reste plus qu’à réviser tes katas, parce que partout où on se verra, la tchamme déclenchera.

citation: “Conviens avec moi que ca n’a absolument rien avoir avec ta citation initiale” (fin de citation)

Mouais bon. Peuuuut-être que ma formulation n’était pas la plus explicite, mais bon, c’est pas ma langue. Avec une langue africaine ca ne serait jamais arrivé. *ahem*

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Kans Said,
September 6th, 2009 @2:13 pm  

ahem! ahem! D’où sort ce chat présent dans ma gorge?

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Ti Aya Said,
September 7th, 2009 @9:00 am  

@Eddy
Avec une langue africaine ca ne serait jamais arrivé. *ahem*
re-*ahem*.

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @2:48 pm  

Citation: “En 2009, ce n’est pas comme si on était en 1325. L’eau chaude a déjà été inventée, le feu aussi et le barbecue par la meme occasion. Donc, oui Eddy, on en est à parler de fission nucléaire. (fin de citation)

On en est à parler fission nucléaire, certes, mais “qui” en parle? Quelle proportion de la population? Tu crois que c’est le débat favori entre le manoeuvre qui va manger son midi au tournedos du coin et la tenanciere?
- (manoeuvre) bonjour asso
- (tenanciere) asso bonjour
- (m) un riz-jazz
- (t) vraiment asso, le jazz n’est pas encore cuit, le réacteur nucléaire m’a laché
- (m) ekie asso, tu as enrichi ton uranium là que comment non?
- (t) asso laisse-moi comme ca, c’est ma petite nièce qui n’a pas fait attention à la masse critique.
- etc, etc

S’il faut adopter l’anglais parce que les avancées scientifiques majeures se font en anglais, alors les italiens, les espagnols, les allemands, pour ne citer qu’eux, doivent massivement se mettre à l’anglais et abandonner leurs langues.
Même les mémés au find fond de leur village (?).

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @2:50 pm  

@Kans,
@Etum,
Ahem par ci, re-ahem par là.
kechia avec vous, on ne peut plus se racler la gorge?

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @2:52 pm  

Heu, i mean Kans & Ti Aya of course. Ahan, dire que si c’était dans une langue africaine, il n’y aurait jamais eu ce lapsus Etum/Ti Aya.

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La lionne Said,
September 8th, 2009 @4:05 pm  

@Eddy,
Tu dis : “S’il faut adopter l’anglais parce que les avancées scientifiques majeures se font en anglais, alors les italiens, les espagnols, les allemands, pour ne citer qu’eux, doivent massivement se mettre à l’anglais et abandonner leurs langues.”

Non ! C’est pas la question ! Il faut garder ses langues, mais il faut accepter que l’anglais est une bonne “véhicule de communication”. Donc, il faut absolument supporter la langue locale (l’allemand, l’italien, l’hollandais pour suivre tes exemples), mais, en même temps, parfaitement maîtriser d’autres langues et surtout l’anglais. C’est le modèle scandinave d’ailleurs. Et les Hollandais le suivent. Comme leur langue est assez minoritaire, ils maîtrise très bien l’anglais. C’est pas comme les Francais qui n’arrivent pas à tenir, dans un forum international, un discours en une autre langue que du francais !

La lionne

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oniN Said,
September 8th, 2009 @5:58 pm  

Une phrase d’Eddy n’a pas attiré l’attention à ce qu’il me semble: “une majorité de français ou d’allemands vivent sans même savoir que l’anglais existe”.

C’est là THE POINT. Dire qu’il faut une langue africaine ne signifie nullement que les africains ne doivent apprendre QUE cette langue commune là.
On sait tous que les pays nordiques apprennent l’anglais très tôt à leurs enfants, mais ils ne leur viendraient pas à l’idée d’imaginer ne plus leur apprendre le suédois ou le finnois.

La sédentarisation globale des hommes fait quand même que l’homme interagit le plus souvent avec son environnement proche, qui plus ou moins ne parle que sa langue.
Les grosses villes du Larzac ou dans le fin fond du XinJiang, on ne parle que français ou mandarin; ça n’empêche pas ces pays d’être ouvert sur le monde.

D’autre part, la disparition des langues africaines ne se fera pas sans perte. On perdra des notions socioculturelles qui font finalement l’identité historique des peuples.
Si les français voulaient tous parler anglais, il ne saurait pas dire “vouvoiement”, car c’est une réalité qui n’existe pas en anglais.
Il existe des différenciations que les jeunes africains ne savent plus faire en français, et qui existent pourtant dans les langues nationales.
Il y’a des choses qu’on traduit péniblement par “Tu attaches la bouche avec qui?” alors qu’en langue locale, tout le monde comprend aisément et il y’a même un verbe pour cela.

Les exemples sont légion, je ne vais pas m’attarder dessus, tout le monde a compris. Les exemples ne sont pas ce sur quoi s’appesantir, mais sur l’idée que je mets en évidence ici.

Je considère qu’avoir une langue qui transporte dans le temps ce patrimoine là, c’est important. Le développement, ce n’est pas seulement technologiquement et scientifiquement, c’est aussi pouvoir transporter ses bagages culturels dans le temps, et transmettre le témoin aux générations futures proprement. Ce que nous ne ferons pas.

Nos langues peuvent parfaitement absorber les concepts non encore existants. Dans les villages les plus reculés, tout le monde sait dire “voiture”, “allumette”, “hopital”, “docteur”, “piqure”, “papier”, “tomate”, etc… Quand un concept n’existe pas encore, la langue le crée, car une langue, ça naît, ça vit, et on fait pas attention, ça meurt.

Au Sénégal aujourd’hui, la RTS est en Wolof tout le temps. Les meetings politiques y sont en wolof, les élèves parlent Wolof dans les cours d’école. Il ne me semble pas que ça pose un problème particulier pour apprendre le français ensuite, tout comme le scientifique français apprend l’anglais avant d’atteindre scientifiquement son asymptote horizontale.

Maintenant, il y’a une question de volumétrie qui s’est posée. Celle de dire qu’à l’époque de Gauss, le volume des connaissances n’était pas aussi important qu’aujourd’hui. Si le constat est vrai, celui selon lesquels le temps de traduction est donc linéaire ne me semble pas correct.
Ce n’est pas parce qu’on a 1 milliard de fois plus de données qu’il faut 1 milliard de fois plus de temps. L’évolution technologique a rendu tout ceci en progression quasi-logarithmique, ce qui est quand même mieux. Il faut à peine 9 fois plus de temps.

Mais, il faudrait un autre post pour ça, le sujet me semble trop intéressant pour végéter sous un article qui n’a rien à voir..

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Etum Said,
September 8th, 2009 @6:06 pm  

@oniN,
Comme chez toi c’est fermé là tu peux venir écrire ici lol. Ton commentaire n’est pas hors-sujet car maneno.org défend les langues africaines.

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @7:10 pm  

[Extrait]
@Eddy
Quelle que soit la discipline que tu prends (mathematiques, physique, chimie, geographie), il y’a un noyeau d’enseignement, qui tient dans même pas 10 encyclopédies. En même pas 5 ans on a traduit les bêtises.
So, that’s the point. Le jour où tu te rendra compte combien ceci est loin d’être vrai, je parie que tu reviseras ta position.
[Fin de l'Extrait]

@Ti Aya,
dans le monde germanophone il y’a un ouvrage de référence en mathématiques, le fameux bronstein. Tu peux me prendre n’importe quel thème relevant de l’enseignement mathématique de base (jusqu’à niveau maitrise), que ce soit en arithmetique, fonctions, géometrie, algèbre linéaire, calcul différentiel, séries infinies, calcul intégral, équations différentielles, analyse, analyse vectorielle, calcul de probabilités, systèmes dynamiques et chaos, optimisation, maths numériques, etc, je te dis à quel page tu le trouves dans le Bronstein. Et ce Bronstein ne fait qu’environ 1100 pages. Ok, c’est écrit en petits caractères, mais ca ne change rien à l’affaire.

Alors oui, je prétends et maintiens que “il y’a un noyeau d’enseignement qui tient dans meme pas 10 encyclopédies”.

Et la question n’est pas “qui va faire ci, qui va faire ca?”, ou bien “ooh ca c’est dur, ooh ci c’est cailloux”. La question c’est le principe. Adoption d’une langue unique ou pas? Si ce principe est majoritairement adopté, ce n’est pas traduire deux feuillets et trois croquis de rien du tout là qui va nous dépasser.

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @7:22 pm  

errata: adoption d’une langue de travail unique. (la precision est importante)

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Eddy Said,
September 8th, 2009 @10:10 pm  

,oniN@
c’est exactement cela.

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Eddy Said,
September 16th, 2009 @5:08 pm  

Je ne voudrais pas faire mon lourd, mais je tiens quand même à rapeller quelque chose.
Nos “braves” colons se sont empressés de traduire la bible dans nos langues africaines. À ce moment là, personne n’a trouvé que nos langues n’étaient pas à même de traduire des concepts “avancés”.
Mais quand il faut traduire la connaissance, subitement elles redeviennent primitives, soit-disant incapables d’évoluer.

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Kans Said,
September 17th, 2009 @7:41 am  

Yesu Kristo meu ressuscité! Allelujah!

Bon ca va, je sors =>

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Eddy Said,
September 17th, 2009 @11:43 am  

tu sors “dehors” ou bien tu sors Yesu Kristo?
:)
Fais gaffe que les extremistes religieux ne te fassent pas ta fête hein, parce que ca sent la carricature de Yesu Kristo.. !!
En tout cas, tu pourras toujours crier à l’aide en francais..

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La lionne Said,
September 18th, 2009 @8:12 am  

@Eddy,

Tu as tout compris ! Les missionaires savaient très bien qu’il fallait parler la langue de leur “cibles” pour mieux leur laver la tête. Ton exemple démontre très bien que la langue est très souvent un moyen de politique. Ou même une arme. Voir la francophonie !

C’est par ses paroles qu’on rentre dans les pensées de quelqu’un d’autre !

La lionne

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observateur Said,
September 20th, 2009 @4:32 am  

Qui a traduit la Bible en langue africaines?
Les missionnaires mais avec l’aide d’autochtones qui souhaitaient partager la bonne parole qu’ils avaient reçu. Cette bonne parole n’est d’or que pour celui qui y croit.
Avec les sciences il n’y a pas cet esprit de partage.
Le savoir c’est le pouvoir. Les africains ne veulent pas partager leurs connaissances ils veulent en jouir.

Il est facile de jeter la pierre sur les autres combien de scientifiques africains ont réalisé des campagnes d’instruction dans leur village pour “scientifiser”(par analogie avec évangéliser) les leurs?

Cheikh Anta Diop a écrit un livre sur les cultures africaines youpi!
Mais il faut que j’apprenne et que je comprenne les subtilités phylosophique du français pour le lire même en wolof, il y a t il une version de son livre?

C’est comme pour la monnaie il est plus facile actuellement pour un camerounais de changer ses sous en euros que de les changer en CFA de l’afrique de l’Ouest.

Qui doit changer la donne si ce n’est nous les africains. Les autres font ce qu’ils ont à faire ils en profitent.

Combien de fois n’ai je pas entendu des mamans africaines s’exprimer fièrement ainsi(surtout au Cameroon);
“Mon fils est instruit il parle l’anglais, le français, l’espagnol et l’allemand”.
Dans l’éducation qu’elles ont transmises il n’y a pas la langue de leurs ancêtres. C’est par là que ça commence.

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Etum Said,
September 20th, 2009 @8:45 am  

Citation

Combien de fois n’ai je pas entendu des mamans africaines s’exprimer fièrement ainsi(surtout au Cameroon);
“Mon fils est instruit il parle l’anglais, le français, l’espagnol et l’allemand”.
Dans l’éducation qu’elles ont transmises il n’y a pas la langue de leurs ancêtres. C’est par là que ça commence.

Fin de citation

Ce sont les conséquences de plusieurs choses….

commenter
observateur Said,
September 20th, 2009 @1:49 pm  

@Etum,
Mais c’est pas évident deh!
lol

commenter
Eddy Said,
September 20th, 2009 @4:47 pm  

citation.: “Dans l’éducation qu’elles ont transmises il n’y a pas la langue de leurs ancêtres. C’est par là que ça commence.” (fin de citation)

Les gens sont formidables ici. Mai’nant les conséquences de la colonisation sont à imputer aux colonisés?
On a passé le temps à dire et redire à nos parents et aux parents de nos parents qu’ils devaient embrasser et les langues et les us et coutumes du colon, parce que les langues et us et coutumes africaines rélèveraient de la barbarie. Les plus reticents ont connu le fouet.
Et toi tu te plains de mères africaines heureuses qui estiment que leurs enfants sont arrivés parce qu’ils maîtrisent les langues du blanc?
You are not serious, are you?

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observateur Said,
September 20th, 2009 @8:53 pm  

@Eddy,
Toujours victime au 21ème siècle?
tu attends que se soit le colon qui t’apprenne la langue de tes ancêtres?

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Etum Said,
September 20th, 2009 @10:36 pm  

Je ne vais pas rentrer dans ce débat sinon je vais me faire des ennemis.
Quand je dis aux gens que je ne mange pas “chinois” ils me répondent que je suis pas ouvert/openmind etc… alors je réponds le jour où je vais voir un chinois manger le Ndolè ou un bon plat du pays Bamoun je vais dire OK. Tout ca pour dire que c’est une question de combat culturel, la plus rusée gagne. Selon certains les autres c’est tjrs mieux que nous, je dis nada. On born hors du Cameroun on fait manger à nos enfants tt sauf notre propre nourriture, on parle francais à la maison, etc. Apres on s’etonne…

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observateur Said,
September 21st, 2009 @12:01 am  

@Etum,
Hum! Terrain glissant.
Je vais faire comme Kans je sors

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Etum Said,
September 21st, 2009 @6:38 am  

@observateur,
Tu sors? non il faut rester à force de fuir le débat on ne s’en sort pas.

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La lionne Said,
September 21st, 2009 @7:31 am  

Les mères africaines peuvent être très fiers car leurs enfants qui parlent les langues des blancs parlent AUSSI les langues de leurs ancêtres ! Et c’est très bien ainsi ! Et si ces enfants transmettent ces langues à leur propre progéniture même loin du Continent, le combat est gagné. Car, je me cite, la langue est la clé pour la culture. Si tu transmettes ta langue tu transmettes aussi ta culture (même en partie, mais c’est pas grave).

@Etum, ne sois pas étonné : Le Chinois risque de manger la bouffe de ton frère bamoun. Mais ca ne veut rien dire ! Il va apprendre à parler le bamoun (pour le moment, le Chinois commence avec des brins de francais, lol). Mais ca ne veut rien dire non plus ! Car c’est la stratégie. Le Chinois qui apprend le bamoun a compris que la langue est la clé pour la culture. Ca rentre dans la stratégie tout ca…

@observateur, regarde un peu comment la francophonie marche. C’est une arme politique ! Ne ferme pas les yeux.

La lionne

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observateur Said,
September 21st, 2009 @8:08 am  

@Etum,
Là où tu pars là à mon sens est un autre débat.

@la lionne,
là est tout mon propos actuellement elle ne transmettent plus leur langue.

On peut faire tes thèses à n’en plus finir sur ce que la colonisation a eu comme impact sur nous et dénoncer sans fin les différentes stratégies que les autres races utilisent pour garder le contrôle, à mon sens le plus important est notre stratégie intrinsèque pour s’en sortir.
Pour ça il y a un travail à faire il faut certes connaître le passé mais également savoir comment nous africains sommes réellement aujourd’hui comme rendre cet état uni et fort se définir une stratégie pour améliorer notre état futur ce sont nos actions dans le présent qui détermine le futur.

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Eddy Said,
September 21st, 2009 @11:56 am  

Citation: “@Eddy, tu attends que se soit le colon qui t’apprenne la langue de tes ancêtres?” (fin de citation)

La question c’est pas les colons qui doivent venir nous apprendre nos cultures ou pas, la question c’est que du fait du passé colonial, certains d’entre nous dévalorisent la culture locale, qui semble-t-il, est arriérée et sauvage, comme le leur a martelé le colon des décenies durant.

Citation: “Toujours victime au 21ème siècle?” (fin de citation)

J’adore bien rigoler de ce genre de proses philosophiques de futurologues éclairés.
Après une fracture de la jambe, il faut une rééducation pour pouvoir réutiliser sa jambe.
Après la 2e guerre occidentale en 1945, les etazuniens ont mis sur pied un programme de dénazification en Allemagne, pour essayer de défaire ce que plus d’une 10aine d’idéologie avait mis dans les têtes.

Mais selon nos philosophes futurologues, 80 ans de colonisation et de discours colonialistes se sont évaporés dans la nature et ont aussitôt disparu de nos tête en 60 quand on accédait à nos pseudo-indépendances. Abracadabra, piff pouff envolé, du jour au lendemain.

Je t’invite à ouvrir le petit robert, ou tout autre dico de ton choix et de jeter un coup d’oeil à un mot très simple: conséquence.

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La lionne Said,
September 21st, 2009 @3:09 pm  

@Eddy,

La dénazification de l’Allemagne était un peu autre chose. C’était pas une “lavage de cervelle”. Cette lavage n’a pas vraiment eu lieu, ce qui fait que les Allemands, juste après la guerre, ont simplement “oublié” et ont recommencé une nouvelle étape. Cet oublie n’était pas bien du tout ! Et c’est uniquement la génération née pendant et surtout après la guerre qui a fait un travail de conscientisation nécessaire et qui avait dit “plus jamais ca !”.

Concernant l’Afrique, je suis 100% d’accord avec tes propos. En Afrique c’est plus compliqué car ce travail de conscientisation doit prendre en compte quelques siècles et pas uniquement des dixaines d’années. Et, encore plus difficile, une lutte politique et économique contre les puissances coloniales toujours impliquées serait nécessaire. Il ne sert à rien de minimiser les conséquences morales de la colonisation et la néo-colonisation comme quelques uns aiment le faire. Donc, j’aime bien ta phrase : <> Well said !

La lionne
P.S. j’espère que vous comprenez ce que je veux exprimer, je radote un peu ces jours-ci…

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Eddy Said,
September 21st, 2009 @5:06 pm  

@lionne,
pourquoi tu radotes ma chérie? Dis-tout à tonton Ed.
en tout cas ton post était très clair. Seuls ceux qui ne veulent pas comprendre ne comprendront pas.

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Etum Said,
September 21st, 2009 @5:20 pm  

@Eddy,
Comme tu as vu La Lionne tu attaques non? lol

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Eddy Said,
September 21st, 2009 @5:51 pm  

@Etum,
ekie, où tu vois l’attaque? Je m’enquiers juste de la raison de son radotage. Si c’était l’attaque, c’est que j’aurais déjà envoyé l’orchestre sous sa fenêtre avec l’invitation pour un weekend à l’air pur et vivifiant de la montagne.

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Etum Said,
September 21st, 2009 @6:52 pm  

@Eddy,
Continues lol.

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observateur Said,
September 21st, 2009 @8:33 pm  

@Eddy,

“La question c’est pas les colons qui doivent venir nous apprendre nos cultures ou pas, la question c’est que du fait du passé colonial, certains d’entre nous dévalorisent la culture locale, qui semble-t-il, est arriérée et sauvage, comme le leur a martelé le colon des décennies durant.”

Cela je ne le nie pas au contraire il faut en tenir compte en avoir conscience, parce que sans cela il est difficile de comprendre le présent de nos états africains mais le plus important pour moi sont nos actions présentes pour nous reprendre en main, la volonté qu’on y met pour qu’elles soient efficaces.

“Après une fracture de la jambe, il faut une rééducation pour pouvoir réutiliser sa jambe.”

C’est clair. Mais la rééducation est efficace lorsqu’il y a volonté du malade. La première force est celle qui vient de celui qui a la jambe cassé

“Après la 2e guerre occidentale en 1945, les etazuniens ont mis sur pied un programme de dénazification en Allemagne, pour essayer de défaire ce que plus d’une 10aine d’idéologie avait mis dans les têtes.

Les USA étaient les gagnants ils pouvaient imposer leurs conditions pour éradiquer le nazisme. Cet exemple ne peut s’appliquer à nos états nous ne sommes pas les gagnants jusqu’à aujourd’hui on suit, mais cela ne doit pas nous empêcher de lutter contre les fortes influences occidentales se sera plus long certes mais c’est possible.

“… 80 ans de colonisation et de discours colonialistes se sont évaporés dans la nature et ont aussitôt disparu de nos tête en 60 quand on accédait à nos pseudo-indépendances. Abracadabra, piff pouff envolé, du jour au lendemain.”

Eddy, je sais tout ce qu’on a subit et tout ce qu’on continue de subir malgré la décolonisation le livre de Cheikh Anta Diop je l’ai lu.
Mais je suis plutôt pour l’action c’est à nos nations d’agir pour que les choses changent parce que nous sommes les seuls à savoir ce qui peut être bien pour nous.
Je suis pour toutes les initiatives positives et constructives qui émanent de nous chez nous parce que pour moi se sont les celles à être efficaces pour nous.

“conséquence:
Suite qu’une action ou un événement peut avoir.”

Les conséquences de la colonisation sur nous ont été profondément destructrices ça c’est indéniable mais cela ne doit pas nous empêcher de se remettre en question, d’adopter des comportements et entreprendre des actions pour que cela ne se reproduise plus d’une part et pour avoir son mot à dire dans ce monde d’autre part.

Si nous reprenons le cas de la non transmission de la langue ou le fait que certains renient leur culture même si elles sont la conséquence de la colonisation, contribuent à la destruction de nos cultures et nous fragilisent le fait de les dénoncer ne veut pas dire qu’on nie les causes qui ont mené à ça.

Maintenant selon moi il est également important de définir ce que sont réellement les cultures africaines aujourd’hui. Parce qu’il est impossible à l’heure actuellement de vivre comme le vivait nos ancêtres.
Donc certains paramètres issue des influences(brutales ou douces) n’en déplaisent à certains doivent être intégrer à nos cultures.

Dis moi Eddy dans tout ce que tu entreprends pour toi de quoi tiens tu comptes en premier?

@La Lionne,
“En Afrique c’est plus compliqué car ce travail de conscientisation doit prendre en compte quelques siècles et pas uniquement des dixaines d’années. ”
Effectivement

“Et, encore plus difficile, une lutte politique et économique contre les puissances coloniales toujours impliquées serait nécessaire.”
Inutile parce que selon moi elle est perdue d’avance. Nos systèmes politiques et économiques actuels sont faibles et sont l’héritage de la colonisation, le colon garde l’avantage ce terrain il le maîtrise et le contrôle.
Seul un système créé par nous et pour nous, nous permettrait de nous en sortir.

” Il ne sert à rien de minimiser les conséquences morales de la colonisation et la néo-colonisation”

Personne a mon sens ne peut minimiser les conséquences physiques et morale que l’Afrique a subit.
Ce continent est comme une jeune, et jolie fille pleine d’avenir qui a été violée défigurée et profondément démantelée à en devenir partiellement amnésique.
Elle est selon trop affaiblie et désunie pour mener efficacement une bataille contre ses aggresseurs.
Chez moi on dit souvent:
“personne ne ya mo’ ici dehors tu prends ta part d’handicap et tu fais avec pour tcha ta part de soleil”
traduction:
la vie n’est facile pour personne ceux qui s’en sortent sont ceux qui surmontent leurs handicap.

Elle a son lot d’handicaps mais ne doit pas en restée couchée elle doit se débrée(debrouillée) pour avoir sa part de soleil parce que sinon la seule chose qu’elle obtiendra des autres sera le mépris et la duperie.

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observateur Said,
September 21st, 2009 @9:40 pm  

@Etum,
Musango mu bè pè na wa!(duala)
Que la paix soit avec toi également

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La lionne Said,
September 22nd, 2009 @8:30 am  

Bonjour les garcons, ca devient de plus en plus clair : Eddy et l’observateur ne pensent pas si contradictoire. J’aimerais vous citer Patrice Nganang, mon auteur préféré :
“Inscrire notre futur dans la seule dimension occidentale est une abdication.”
” La véritable défaite de l’Afrique aujourd’hui c’est sa profonde incapacité à s’imaginer sans l’Occident.”
“Si nous n’inventons pas l’Afrique, nous laissons la place aux Occidentaux qui depuis des centaines d’années l’inventent déjà à notre place. Si nous n’inventons pas l’Afrique, nous laissons la place à leur <> qui nous a exclus si longtemps !”

Patrice Nganang, il a raison, non ? Mes citations sont de son dernier livre intitulé “La république de l’imagination” dans lequel il s’adresse à son petit frère pour lui faire comprendre qu’il ne faut pas émigrer en Occident mais rester en Afrique. A lire, mes chéri(e)s !

A mon humble avis, il s’agit moins d’un rédefintion des cultures africaines mais d’une révalorisation. Et ca c’est pas si compliqué si l’on les compare avec les cultures occidendales. Il faut juste savoir ce qu’on veut et où on veut aller. Et puis se demander si les cultures occidetales ont des avantages oui ou non. Et je vous dit NON ! Souvent, j’ai l’impression que l’Occident est comme une manège d’une fête populaire : tout le monde s’amuse, tout le monde crie, mais avec un petit défaut, le manège déraille et tout le monde serait jeté dehors. (Vous me suivez ?) Voilà. Est-ce vraiment favorable de vivre ainsi ? l’Europe et ses cultures ést menacée de ruine, la décadence vous sourit tout les jours !

Concernant l’économie pareille. Les Africains doivent se demander ce qu’il veulent : suivre le modèle occidental ou créer autre chose. Et là, c’est un bon moment maintenant. Now or never ! Parce que, avec ces Chinois, l’Afrique aurait une bonne position. Car, au lieu de se faire bouffer par les Chinois qui se comportent comme de prires colons, les Africains auraient la chance unique de dicter les conditions à TOUT LE MONDE ! Malheureusement, c’est pas le cas. Mais je vous garantie que les peuples ne vont pas accepter éternellement. On ne peut pas se faire prendre ses terrains par des Chinois sont se revolter !

Et c’est à la jeune génération, ceux qui ont connu les forces et les faiblesse de l’Occident, de définir ce qu’ils veulent pour le Continent. Et non ces gens là qui ne sont que les marionettes de l’Occident…

Vive the Africain Way of Life ! (C’est de moi, vous pouvez me citer, les garcons ! lol)
Africa is the Future ! (C’est pas de moi mais également vrai)

Bises
La lionne
qui radote toujours un peu…

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La lionne Said,
September 22nd, 2009 @8:33 am  

Dans la citatition de Patrice Nganang entre paranthèse il manque le mot “africanisme”. Sorry

La lionne
(Je vous ai prévenu : je radote) lol

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observateur Said,
September 22nd, 2009 @10:33 am  

@La lionne,
Merci pour ce billet il épouse mon propos
et une phrase retient mon attention
” La véritable défaite de l’Afrique aujourd’hui c’est sa profonde incapacité à s’imaginer sans l’Occident.”
Ceci est plus que vrai pour les nations africaines francophone. Certaines nations de l’Afrique anglophone comme le Nigéria ou le Ghana on déjà dépassé ce stade.

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observateur Said,
September 22nd, 2009 @10:55 am  

“Patrice Nganang, il a raison, non ? Mes citations sont de son dernier livre intitulé “La république de l’imagination” dans lequel il s’adresse à son petit frère pour lui faire comprendre qu’il ne faut pas émigrer en Occident mais rester en Afrique. A lire, mes chéri(e)s !”
@La lionne je ne sais si il a raison en attendant lui vit aux USA. Un autre adepte du;
“faites ce que je dis pas ce que je fais”

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La lionne Said,
September 22nd, 2009 @3:22 pm  

@observateur,

oui, oui, je sais que Patrice habite aux USA ! C’est ce qu’il dit aussi dans ce livre. D’ailleurs, c’est un peu à la mode : les Africains de la diaspora incitent les restants de ne pas croire aux merveilles occidentaux ! lol

Moi, j’avais écrit un texte provacatif la-dessus il y a des années en m’adressannt à la diaspora en Europe. Malheureusement, ce billet est perdu, je ne le retrouve plus. C’est dommage, j’en pleure depuis quelques jours.

La lionne

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