Citation du jour

Dans tous les secteurs, nos grandes entreprises doivent comprendre que chacun des 900 millions d’Africains représente une part de marché qu’il faut conquérir.

Théophile Kouamouo Directeur de la Rédaction d’Objectifs Hebdo dans son Editorial du N°8

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31 Responses to Citation du jour

  1. jikeb says:

    Je ne pense pas que ce soit si “simple”. En effet, il y’a encore de nombreux pays ou certains produits ne sont pas vendables du fait du pouvoir d’achat très faible. Certains marché ne sont pas exploitables, car une importante partie de la population consacre la totalité de ses revenus à l’achat de biens primaires , nottament alimentaires.
    Alors, dire que les 900 millions d’africains représentent une part de marché qu’il faut conquérir… conquérir en quoi faisant? En les obligeant à acheter avec un argent qu’ils n’ont pas? un exemple : combien de camerounais ont les moyens de payer un quotidien papier sans plomber leurs budgets ? Dans ce domaine, je pense que la “titrologie” a encore de long jour devant elle, et ça ne me fait pas forcément plaisir mais bon, c’est un fait.

  2. Etum says:

    @Jikeb,
    Une petite précision c’est une phrase que j’ai extrait d’un éditorial, il faut lire le papier complet peut etre. Sinon tu as raison sur le pouvoir d’achat mais c’est quoi le pouvoir d’achat en afrique, les gens se ruinent pour acheter un téléphone dernier cri au lieu de manger. Je pense que nous pouvons toucher cette masse de consommateurs si nous repondons à leurs besoins. MTN l’a bien fait!!

  3. La lionne says:

    “Je pense que nous pouvons toucher cette masse de consommateurs si nous repondons à leurs besoins.” Exact ! Concernant les entreprises occidentales, il n’y a que peu qui ont compris que l’Afrique est un immens marché potentiel. Même les Africains eux même ne s’en rendent pas toujours compte. Uniquement 10 % des exportations restent sur le Continent, le commence entre pays africains est rudimentaire. Certes, un changement va prendre du temps et n’est pas facile. Mais n’oublions pas : Africa is the future !

    La lionne

  4. oniN says:

    Ouais, bof, nous pouvons, mais à 70% au moins, nous ne le voulons pas.

    “Alors, dire que les 900 millions d’africains représentent une part de marché qu’il faut conquérir… conquérir en quoi faisant? En les obligeant à acheter avec un argent qu’ils n’ont pas?”

    Je dirais, en vendant de meilleurs produits de substitution, comme l’a fait MTN par exemple (selon l’exemple d’Etum). MTN n’a pas forcément fait dépenser plus, mais dépenser mieux. Au lieu de prendre le taxi pour aller délivrer une nouvelle (naissance, maladie, décès, réunion, tontine, anniversaire, etc..), on passe un coup de fil. On dépense donc moins pour le même service.

  5. Ti Aya says:

    S’il n’y avait pas des gens (beaucoup de gens) pour penser comme Jikeb, ce que dit Théophile Kouamouo ne mériterait pas d’être dit, et ne serait pas aussi pertinent.

  6. jikeb says:

    Lol ! merci Ti Aya, pour ta capacité à me “catégoriser” en un post ^^ En tous cas, du courage dans toutes nos initiatives.

  7. Ti Aya says:

    De rien, Jikeb. A ton service. lol

  8. oniN says:

    Jikeb a raison, encourageons nous nous-même. Sinon, de toutes façons, personne ne le fera

  9. TAMBA says:

    Si les initiateurs de services à grand succès, tels que Express Union au Cameroun, avaient raisonné comme certains ici, cela n’aurait jamais vu le jour.
    Il me semble que nous traversons une ère où il faut parfois créer le besoin.

  10. Ti Aya says:

    @oniN
    J’ai beau lire et relire le premier post de Jikeb, j’ai du mal à y trouver quoi que ce soit qui ressemble à de l’encouragement, au contraire. Il y a bien le mot “courage” dans le 2e, mais c’est certainement comme le “merci” qui précède: ironique.

    @Edouard
    Tout à fait, d’accord, à la différence que j’aurais parlé “d’anticiper le besoin”, car “créer le besoin” peut avoir une connotation péjorative.
    L’exemple d’Express Union en plus n’est pas unique. L’article initial cite celui des compagnies de téléphonie mobile. Et qui connait un peu la situation sur place peut y ajouter les Brasseries du Cameroun, le PMUC, et bien d’autres.
    Le cas du PMUC étant assez particulier, car on pourrait se demander ce que des courses de chevaux qui se déroulent à des milliers de kilomètres peuvent apporter à une population qui “consacre la totalité de ses revenus à l’achat de biens primaires”. Et pourtant, allez voir son chiffre d’affaire, et le profil-type du parieur.

  11. oniN says:

    @Ti Aya,
    Jikeb dit: “En tous cas, du courage dans toutes *nos* initiatives.”

    Moi, je vois une façon de dire que c’est compliqué de cibler 900 millions d’africains, mais il faut aller de l’avant.

    Je reprends aussi un peu ce que Edouard avait dit sur Kerawa sur son blog (en commentaire):” Si on ne s’encourage pas nous-même, qui va le faire?”

  12. Mohsen says:

    Good luck my friend…

  13. jikeb says:

    20mai.net, Iyam.mobi, kerawa, afriplay,… courage dans toutes nos initiatives :)

  14. Neo says:

    On est tous d’accord que l’Afrique possède un énorme potentiel. Mais au delà du pouvoir d’achat tel que l’a souligné Jikeb, n’oubliez pas qu’il y a aussi le cloisonnement régional qui freine les initiatives à grande échelle. Ainsi, l’absence d’infrastructures régionales et transnationales limitent la taille des marchés; ce qui réduit l’attractivité commerciale. Pour qu’un Bureau d’Express Union ouvre dans un village, il faut déjà qu’il y ai une route qui mène jusqu’à ce village.
    Donc avoir 900 millions de clients potentiels c’est une chose. Réussir à les atteindre c’en est une autre.
    C’est pour cette raison que je crois plus aux projets peu sensibles aux limites géographiques (telecoms) qu’aux autres (comme les brasseries).

  15. Théo says:

    Au fait, scoop : Express Union s’installe en CI. Chuuuut… Je ne vous ai pas dit quelque chose…

  16. Etum says:

    @Théo ca c’est du scoop lol. Cela veut dire que les gens ont les “dos” en afrique car tous les organismes de transfert d’argent là…

  17. oniN says:

    ça veut surtout que *transférer* les dos est un vrai besoin, ce qui semble évident quand on y pense.

    Mais qu’Express Union attaque l’international, ça c’est du scoop

  18. Ti Aya says:

    @Neo
    De ce que je sais des provinces de l’ouest et de l’est du Cameroun où j’ai vécu, les brasseries sont présentes jusque dans les villages les plus reculés. Et comme ce n’est pas une entreprise de service public, donc c’est qu’il y a rentabilité.
    Le problème avec ces prétextes de pouvoir d’achat prétendument faible et de manque d’infrastructures, c’est qu’on finit toujours par trouver dans la réalité des exemples qui les contredisent.

    Petite question en passant, on construit des entreprises dans un endroit parce qu’il y a des routes, ou bien on construit des routes parce qu’il y a des entreprises?

    @Nino,
    Quand on veut dire que c’est difficile, on dit que c’est difficile. On ne dit pas autre chose pour que quelqu’un d’autre vienne par la suite dire qu’on voulait dire que c’est difficile. Tu suis? ;-)

    Tu dis qu c’est compliqué? Mais bien sûr que c’est compliqué! Si c’était facile, je ne vois pas pourquoi on se taperait des années d’études à apprendre des théories et des techniques aussi complexes les unes que les autres dans le but de résoudre ces problèmes.

  19. Eddy says:

    Décidemment.
    À chaque fois que je veux apporter ma part de sel, Ti Aya m’a déjà devancé en allant exactement dans le sens où je voulais aller, et c’est dit tellement brillamment.. (Ti Aya, tu as une bibine bien “grassée” la prochaine fois)

  20. Eddy says:

    @Neo,
    t’est-il venu à l’idée que nos régions enclavées regorgent de clients potentiels pour certains services JUSTEMENT du fait de l’absence des routes?

  21. TAMBA says:

    Pour Express union, c’est un déploiement international qui en fait prend du retard par rapport à ce qu’on ce qu’on croyait savoir.

    Merci Ti Aya. Prends encore une bière. C’est moi qui paie ;-)

  22. oniN says:

    @Ti Aya,
    Le pb avec nos études, c’est qu’on ne passe pas des années d’études dans le but de résoudre nos problèmes. ça serait trop beau.
    On passe plutôt des années d’études à apprendre des choses, et ensuite, on se demande si elles peuvent nous servir à résoudre nos problèmes. Ou même, des fois, on crée les problèmes que ces études résolvent (genre, quand on connaît une technique informatique, on dit que les africains sont des cons, car ils ne s’adaptent pas à cette technique…).
    Mais ça, c’est un autre problème ;-)

  23. Etum says:

    Je tourne le dos quelques minutes et on distribue les bibines?

  24. Neo says:

    Ti Aya & Eddy,
    Je ne pense pas que les brasseries possèdent des dépots dans ces coins reculés, ni que ces villageois soient sa principale cible marketing. ce sont d’autres villageois entrepreneurs qui achètent les boissons et les transportent jusqu’au village pour le revendre à leurs cousins.
    je raisonne en tant qu’investisseur et à grande échelle. Le développement des infrastructures (routes, électrification…) reviens à l’Etat et non au privé. Et je pense que la construction d’une route permettraient d’atteindre plus facilement cette cible, et donc de réduire les couts finaux.
    Pour le micro-entrepreneur, l’absence d’infrastuctures crée la rareté, et donc une opportunité. Mais pour un vrai entrepreneur, ce sont plutôt des contraintes. Et puisque la citation parlais des “grandes entreprises”, je n’ai fait qu’expliquer leur raisonnement.
    La question demeure maintenant de savoir si “nous” en Afrique voulons développer les micro-entreprises ou les grosses/moyennes structures.

  25. Eddy says:

    @Etum,
    reste là tu dors.

  26. oniN says:

    @Neo,

    Tu ne serais pas formé à l’école française des fois? L’idéologie selon laquelle les infrasctructures reviennent à l’Etat (ou au Roi) et non au privé est purement française (européenne en fait).

    Quand tu lis l’histoire de la construction des grandes villes américaines par exemple, c’est purement une histoire de privés. Les premiers chemins de fer étaient privés, les premières compagnies aériennes, les grandes batisses de New York, les premières lignes interétatiques de télégraphes, les traitements des eaux usées, l’approvisionnement électrique, la gestion des déchets, les premiers hopitaux, le système scolaire, même les lois étaient (et sont encore souvent) locales, d’origine privées.
    En France, 90% de ceci était le fait public…
    En Europe même, c’est encore vrai, car l’Etat n’y est que le prolongement du royaume ou de l’empire, donc la centralisation de certaines décisions et tâches y restent de mise.
    Aux USA où ce n’est pas le cas, l’entreprise privée y est sublimée.

    Nous, je pense qu’on doit faire les choses sans se demander si idéologiquement, c’est à l’Etat de le faire. Celui (Etat, privé) le plus à même de réaliser un ouvrage le fait.

  27. Neo says:

    Nino,
    Je fais effectivement l’école française, et j’en connais l’idéologie (que je partage sur certains points).
    En effet, l’Amérique a toujours été une nation de bâtisseurs où une grande part des richesses est due à des initiatives privées. Mais celles ci ont un cout! il n’y a qu’à voir les frais de scolarité, le coût des soins…
    Au delà de l’idéologie, en tant qu’investisseur privé, je ne me pose pas la question de savoir qui fait quoi en Afrique, mais plutôt combien ça coute et combien ça va rapporter. Le but n’étant pas de faire de l’humanitaire, mais de faire du business… Si je construit par exemple une autoroute Douala/Yaoundé, les gens accepterons-ils de payer 10000fcfa de péage (sachant que c’est la condition minimale pour rentabiliser mon investissement)?
    Toute privatisation implique forcément une hausse des tarifs (exemples de la Sonel, la Snec…) ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour le camerounais moyen.
    Or l’entreprise publique (si elle est bien gérée) a l’avantage de réduire les tarifs en répartissant les couts (via des taxes par exemple).
    C’est pour ça que je pense que la satisfaction des besoins de base (santé, education et infrastructures) incombe à Etat, particulièrement dans le contexte africain. Ce qui n’empêche pas l’existence d’initiatives privées.
    le vrai problème c’est la gestion des entreprises publiques.

  28. Neo says:

    Et puis, qu’on le veuille ou non, il y s’agit aussi d’une affaire d’idéologie. Les USA sont nés à partir de l’immigration massive d’européens assoiffés de liberté, et en quête d’aventure. Elle (l’Amérique) ne repose pas sur un socle “étatique” ou “royal” comme les anciens empires européens. c’est ce qui explique la place infime de l’Etat.
    La Chine de son coté se dévellope aujourd’hui mais sur un socle contraire: le parti communiste. Sauf que la “trop présence” de l’Etat joue un role positif pour les investisseurs: garantie des investissements, politique monétaire attractive, équilibre social…

  29. oniN says:

    <>

    Je pense que oui. La question se posait avec la téléphonie mobile, puis avec Internet. Les gens accepteront toujours de payer ce qui leur apporte une vraie valeur ajoutée à un juste prix (ou perçu comme tel).

    Quant à <>, en terme macro, ce que l’Etat ne subventionne plus, il l’investit ailleurs non?
    Donc, ce qui augmente dans le tarif de l’eau par exemple, ne baisse t-il pas ailleurs ?

    Je pense qu’il faut voir le problème macroscopiquement, pas électoralement, comme les politiques français savent nous abreuver. Ce qu’il faut objectivement prouver, c’est que l’augmentation dans un cas n’est compensée par aucune baisse nulle part ailleurs.

    Pour en revenir à l’idéologie, je pense simplement qu’il nous en manque une en Afrique. Comme on ne sait pas où on veut aller, tous les chemins y mènent.

  30. oniN says:

    “Si je construit par exemple une autoroute Douala/Yaoundé, les gens accepterons-ils de payer 10000fcfa de péage (sachant que c’est la condition minimale pour rentabiliser mon investissement)?”

    C’est à ceci que je répondais

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