Blogosphère Africaine où sont les bloggeurs?

J’aime souvent dire que je ne suis pas journaliste mais bloggeur. Le journalisme est un métier, il s’apprend alors que tenir un blog est un hobby même si certains en ont fait un métier. Le journaliste est dans l’information, le bloggeur est dans l’influence. Il  ne faut pas attendre d’un bloggeur qu’il écrive comme un journaliste selon moi. Le bloggeur écrit comme il l’entend, donne son avis alors que le journaliste doit épouser le style de son organe de presse, les codes, les habitudes et même se voir censurer. J’en ai fait l’expérience à travers les différentes collaborations que j’ai ou ai eu avec quelques organes de presse.

Il est très difficile de se mettre dans la peau d’un journaliste sans avoir appris le métier. Journaliste vs Bloggeur tel est le débat qui anime la blogosphèere ces derniers jours. Action/réaction, journalistes répondant aux bloggeurs et vice versa. Sincèrement je pense que les deux mondes sont complémentaires. Et les journalistes africains l’ont compris ils trustent tous les podiums des concours de bloggeurs. Mwana Mboka Cedric, Vieux Pere Yoro et encore Cédric de Congo Blog, trois concours de bloggeurs trois journalistes vainqueurs.

Au delà des félicitations que méritent ces bloggeurs que j’apprécie. Je m’interroge sur la présence et la domination de plus en plus significatives des journalistes sur la blogosphère africaine… Les organes de presse ne permettent elles pas l’épanouissement de nos plus belles plumes?
Les journalistes désertent ils les rédactions par peur de la censure?
Est ce un problème de moyens? de salaires?
des questions que des questions…

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11 Responses to Blogosphère Africaine où sont les bloggeurs?

  1. Baby Noela says:

    Wow!
    This is the very first time I am reading a piece of work that relates to a debate between Bloggers and Journalists. While maintaining a strong line of difference that a clear cut boundary can not be drawn between the two, I am still of the school of thought that they are very different from each other.

    While a blogger can freely and successfully blog for a lifetime without knowing who a journalist is, a journalist basically require some blogging skills for his profession to be on the smooth.

    Just my 2 cents :d

  2. Uncle Che says:

    Yeah Noela, you are right.
    But you must not forget that a handful of journalists in our community don’t even have the slightest idea what blogging is. AfroVisioN Group is helping out Pen 2 Net in a campaign that says “One Blog for Every Cameroonian Journalist”.

    I hope they are ready to blog.

  3. bambi says:

    @Etum,
    Les organes de presse sont elles sérieuses?
    Il y a 2 types qui prévalent en Afrique, le type griot du parti au pouvoir le type opposant qui s’oppose à tout ce qui est lié de manière direct ou indirect au système.
    Quand on sort de ces 2 là il n’y a pas beaucoup d’espace où s’exprime.
    La blogosphère permet quand même un plus large eventail de style où chacun peut trouver sa place

  4. Etum says:

    @Bambi,
    Les journalistes mangent dans les organes de presse et s’expriment dans la blogosphere c’est ca?
    Ou est la liberté, l’engagement dans tout cela? je me pose des questions.

  5. bambi says:

    @Etum,
    Les journalistes mangent dans les organes de presse et s’expriment dans la blogosphere c’est ca?
    Exact! La presse africaine est muselée, quand on est engagé on choisit d’autre moyen pour s’exprimer la blogosphère en est un.
    Ce qui est le plus désolant c’est de voir certains journaux s’adonner qu’à des critiques destructives, ils dépeignent sombrement l’environnement déja pas très rose. Le kongossa et les histoires sordides et saugrenues font vendre.
    L’engagement on le garde dans son ventre il ressort parfois après 3 bières prises au bar de la “rue de la joie”, lol

  6. bambi says:

    @Uncle Che,
    I hope that the campaign will drag some of our journalists who are mentally died because they can’t express themselves through actual given supports.
    I’ve noticed too that our journalist are focused on politic matters, journalists reporting on cultural events focusing on the entertaining side of it are so few.
    As to me with blog I’m sure there will be more.
    In africa we need to enhance the creativity with dreams, hope and this is entertained if happiness and joy are populate.

  7. Le grand drame, ici, j´ai l´impression, c´est qu´on veut sanctifier la discussion tout court ou le rassemblement de qulques personnes se donnant le droit ou la fonction d´informer alors que le principal problème de l´Afrique est le manque culturel de critique dialectique tournant autour d´une idéologie sociale affirmée ou connue.
    L´africain, actuellement, ainsi que sa société et sa culture mise à mal par la pauvreté et le sous développement, semblent suspendus en l´air; du moins ils ne se définissent que par rapport à des idiomes et des usages culturels impropres hérités de la colonisation ou issus d´un brouillon de systématique sociale et culturel lui-même largement influencé par la colonisation.
    L´élite africaine n´a pas pris la peine, jusqu´aujourd´hui, à se doter d´un système, de normes culturelles d´éducation, de formation professionnelles, de définition et sens politique, de production…etc répondant à ses véritables besoins et attentes culturelles.
    Tout ceci pose grandement le malaise que nous connaissons aujourd´hui: celui de gens débattant autour de valeurs, dans une langue ou autour d´intentions qui ne sont pas propres parce que celles-ci, dans leurs fondements et leurs buts, relèvent encore de l´étranger.
    Peut-être un mélodrame du sous-développement; en tout cas il faut y mettre fin, au risque de discuter dans le vide, aussi nombreux et aussi érudits soit-on. Car le probklème de l´identité culturelle, celle de l´orientation sociohistorique, politique, économique en Afrique se pose impérativement. Ceci définit aussi le rôle du journaliste, du blogger, de l´homme politique, de l´ouvrier ou du paysan africain. ne pas l´avoir compris, à mon avis, ou s´adonner à des exercices de style vides met en doute les réelles qualités du journalistes ou du marchand d´information à reflèter fidèlement sa société dans ses problèmes. Or, il ne s´agit, dans l´information, que de permettre une meilleure vision des choses, pas de coller des images ou rapporter des banalités qui existent partout dans le monde.
    Quand une société ou une culture est malade, qu´elle n´arrive pas à se sortir de ses impasses; lorsqu´on se prétend de ceux qui ont compris le problème, il faut lui apporter les moyens de guérir – du moins de voir les choses comme il le faudrait. C´est notamment le sens et la fonction de l´ntellectuel. Et pas s´évader dans un monde illusoire ou étranger nous permettant de “discuter” ou même de “philosopher” sans tenir compte que nous faisions partie d´un tout culturel dont la finalité ou même le bien-être et l´avenir étaient en danger.

    Musengeshi Katata
    Forum Réalisance

  8. Etum says:

    @Katata,
    Welcome par ici… et merci d’elargir le débat.

  9. TAMBA says:

    Je prendrais le temps qu’il faut pour oser participer à cette discussion me concernant à double titre. Il vaut mieux se reculer pour bien sauter

  10. Etum says:

    @ET,
    Souvent on ne depasse pas 1m qd on recule trop lol

  11. TAMBA says:

    Je reviens comme promis, parce que doublement concerné.
    -Il est clair que les organes de presse ne permette pas l’épanouissement des plumes (belles ou pas :D ). Ceci est du aux contraintes de ligne éditoriale, d’espace et de hiérarchie;
    -La peur de la censure peut aussi constituer une raison valable et rejoindre la contrainte de la ligne éditoriale avec ses dits, ses non-dits et l’applicaton qu’en font les hiérarques de la rédactions;
    -Quand aux questions de moyens ou de salaire, c’est une autre affaire. Les journalistes sonty mal payés au Cameroun (cas que je connais) et peut-être ailleurs en Afrique. Mais, il me semble que leur présence dans la blogosphère n’est pas encore source de revenus. Mis à part les cas des vainqueurs de quelques concours ça et là et susévoqué dans le post.

    Pour tenter une analyse, je voudrais relever qu’au Cameroun, ce sont les journalistes qui animent la scènes, particulièrement dans l’audiovisuel. Ils ont damé le pions aux politiciens, universitaires, intellectuels et autres experts. Ils semblent comprendre mieux que quiconque, l’enjeu de l’occupation de l’espace.
    Mais au-delà des apparences, le cyberespace leur échappe. Parce qu’il expose aux critiques accessibles à tous, et exige plus de temps et de matière pour analyser. Une façon pour moi de dire que le débat journaliste/blogger n’est pas d’actualité en Afrique, et je crains qu’à l’avenirt il n’y ait que des journalistes pour blogger…

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