Elles sont applicables au Cameroun, mais aussi pour certaines d’entre elles dans d’autres pays africains. C’est en revisitant ce thread sur le forum de Cameroon-Info que j’ai découvert l’histoire de Soulaymane Atta Diouf l’inventeur du train électrosolaire qui pourrait très bien aider à mettre en exécution la première idée. Le débat a été dense et les sujets sont toujours d’actualité. Je poste un condensé de mes propositions ici pour rouvrir et élargir le débat.
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La construction des lignes Tramways dans les 5 plus grandes villes du Cameroun, la réactivation du transport urbain à travers les bus gérés par les mairies
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L’AMU Assurance Maladie Universelle, Créée pour répondre à un double objectif :
- Garantir un droit à la prise en charge des soins pour tous par l’affiliation obligatoire à un régime de Sécurité Sociale.
- Permettre l’accès aux soins des plus défavorisés par l’affiliation gratuite à un organisme complémentaire.
Il existera 2 volets distincts :
- Couverture de base, pour les personnes non déjà affiliées à un régime de Sécurité Sociale, qui donne droit aux prestations en nature du régime général de l’Assurance Maladie
- Protection complémentaire qui donne droit à la gratuité des soins (en théorie car existence de forfaits dans certains domaines : optique, soins dentaires, …) et à la dispense d’avance des frais pour tous les camerounais percevant de faibles ressources.Le seuil de ressources pour le droit à la AMU complémentaire est de 50000 fcfa. -
La création des parcs technologiques.
Encore appelés technopôles,ils regroupent dans un périmètre restreint des entreprises à fort contenu technologique, des centres technologiques, des départements de recherche d’université. Ils mettent en commun un certain nombre d’infrastructures et de services comme des moyens de télécommunications, des salles de conférences, un centre de documentation.
Des universités, des mairies, des communautés autonomes et des entreprises seront impliqués dans ces projets dans plusieurs départements du Cameroun. Le pays ne compte actuellement aucun pole d’excellence de ce type pour attirer les entreprises. La diversification des investisseurs sera une nouveauté ainsi que l’apparition de parcs sectoriels comme par exemple un parc pour l’appui à l’agriculture intensive,en particulier dans la région de Dschang via la présence de l’Institut de recherché agronomique.
Les futurs parcs seront situés dans trois régions du Cameroun:
-Littoral avec deux centres (Banques et Finance, Ntic)
-Ouest avec un centre (Appui à l’agriculture intensive)
-Adamaoua avec un centre (Biotechnologies)
Ces parcs pourront signer de partenariats avec d’autres parcs. L’entente favorisera des opportunités de collaboration entre les entreprises établies dans ces parcs et avec les universités affiliées, soit les universités camerounaises et étrangères. On encouragera également les échanges au niveau des étudiants et de la recherche. -
Décentralisation fiscale et relations fiscales intergouvernementales, …….. cinq instruments principaux pour la décentralisation:
Allocation des responsabilités : Distribution des compétences entre niveaux local (collectivités) et central (gouvernement) de pouvoirs.
Allocation des impôts :
Les biens et services publics doivent, au moins en partie, être fournis gratuitement, c’est-à-dire, financés par les impôts
Système de transferts :
La théorie standard de la décentralisation recommande que les responsabilités et les impôts soient décentralisés simultanément et que chaque niveau de gouvernement finance ses propres dépenses.
Contrôles du gouvernement central :
Transfert du pouvoir (surtout, mais pas exclusivement en matière de responsabilités et d’impôts) du gouvernement central aux gouvernements locaux. Ce transfert du pouvoir, cependant, n’est pas complet. Partout, les gouvernements centraux gardent une forme de contrôle sur les activités des collectivités locales
Règlements électoraux des collectivités locales :
Il n’y a pas de décentralisation en l’absence de gouvernements locaux relativement indépendants et réceptifs sur le plan politique. Les règlements qui gouvernent la formation et le fonctionnement des collectivités locales sont une composante intégrale de la décentralisation. Ils comprennent les règlements électoraux (la manière dont les conseils locaux et les maires sont élus ; pour quelle durée et le nombre de fois où ils sont éligibles), mais également les règlements administratifs. -
La mise en place d’un programme de logement social intégré en ville (64 000 logements sociaux en 20ans ) avec trois 3 objectifs majeurs en matière d’habitat dans les grandes villes du Cameroun:
- définir un meilleur équilibre des agglomérations,
- réussir la mixité urbaine,
- assurer une offre d’habitat diversifiée et de qualité.
Ces logements contribueraient à :
-La lutte contre l’insalubrité : Cette lutte est devenue prioritaire.
- L’amélioration de l’habitat existant.
- La création de logements adaptés :le programme introduit une nouvelle donne avec la création des logements sociaux pour étudiants dans les villes étudiantes en plus des logements sociaux pour les sortir des mains des bailleurs véreux
La mise en place de ce programme sera confiée au communes en partenariats avec l’état et les opérateurs prives » -
Création des centres de formations professionnelles pour renforcer la formation des camerounais ceci en créant un groupement d’établissements publics locaux d’enseignement qui fédèrent leurs ressources humaines et matérielles pour organiser des actions de formation continue pour adultes.
Cibles:
-les salariés d’entreprises, de communes, d’administrations ou d’hôpitaux dans le cadre du plan de formation
-les demandeurs d’emploi
-les jeunes adultes
-les personnes qui financent à titre individuel leur formation
Champs d’action :
poursuivre ou reprendre une formation générale ou professionnelle
- se former en langues surtout la seconde langue du pays soit l’anglais soit le français
- préparer un diplôme professionnel
- préparer un concours
- élever son niveau de qualification
- s’adapter aux évolutions technologiques
- se remettre à niveau
- se reconvertirDomaines de formation proposés :
- Technologies industrielles
- Bâtiment, travaux publics
- Agro-alimentaire
- Electricité, électronique
- Informatique
- Secrétariat, bureautique
- Comptabilité
- Langues
- Hôtellerie restauration tourisme
- Sanitaire et social, environnement
- Audiovisuel imprimerie métiers d’art -
La mise en place d’une nouvelle politique de sante public:
-les prestations de santé et de soins sont un des droits de la personne
-la promotion de la santé et la prévention des problèmes de santé doivent être renforcés
-l’accessibilité aux prestations doit être assurée pour toutes et tous
-les prestations de santé et de soins sont un service public et la politique de santé doit être assurée par l’Etat selon un processus démocratique
-le financement de la santé doit être social.
La concrétisation du financement de ma proposition passe par la création des caisses d’assurance maladie publique au niveau de chaque région
Objectifs spécifiques au milieu hospitalier :
-améliorer les conditions de travail du personnel hospitalier de manière à optimiser les prestations de soins
-améliorer l’accueil des hôpitaux universitaires par des mesures simples comme l’extension des heures de visites ou la transformation des chambres à 7 lits en chambres de 1 et 2 lits
-améliorer la formation des professionnels de santé, y compris sur le plan de la psychiatrie et de la psychiatrie sociale
-promouvoir la coordination et la synergie régionale en matière d’enseignement, de soins aigus et de recherche médicale, à condition que ces collaborations ne se fassent pas au détriment des malades
-défendre et promouvoir les droits des malades
-maintenir la protection des données à caractère médical. -
Promotion de la marque Cameroun dans les grands pays industrialisés ainsi que dans les pays africains afin de développer le tourisme régional.
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Monter une opération 100000 ordinateurs pour le Cameroun principalement en faveur des lycées et collèges afin de les équiper en matériel et combler ainsi le le fossé qui nous sépare de l’occident cette opération est placée sous le signe du volontariat toute personne ayant un vieux PC peut l’offrir.
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Etum, tu te présentes quand ? ton programme est presque bouclé là…
@DJM,
Ca me rappelle la reaction d’un forumiste de CIN en 2003 lorsque j’ai lancé le sujet… Non je ne suis pas candidat sinon candidat à l’agitation des idées.
D’accord avec toi membre.
Je voulais dire que tu peux réunir les points 2 et 5.
Et que fais-tu de la problématique de la monnaie? Je crois aussi que c’est fondamental, autant que la refonte des programme scolaires et universitaires
En tout cas, ça c’est une consultation sérieuse hein. Si seulement…
@ET,
SSI quoi? lol man. Le probleme de la monnaie il y’a 6ans je n’y pensais pas en plus je me dis que c’est un probleme qui est tres long a resourdre alors que mes propositions étaient/sont applicables tout de suite.
IMHO ce qui nous manque le plus, ce n’est pas tant les idées que les hommes capables de porter ces idées.
Etum ,
Tes idées sont concrètes, et c’est un bon point, je dirais même un très bon point, ça change en tous cas!. Sinon, je rejoint Ti Aya dans sa remarque.
Good proposals! But as Ti Aya said, implementation is the biggest hurdle in Kamer. Well, one can hope.
@Tous,
Pourquoi toujours chercher le messie? les idées ca circule celui qui peut appliquer le fait.
Justement etum, justement. “celui qui peut appliquer ” c’est qui ?
Ce n’est pas moi en tous cas. En attendant, agitons les idées, c’est déjà pas mal …
Je voudrais ajouter une chose : Je trouve que “messie” est un mot un peut fort, même si je me doute que son utilisation est ici volontaire
On parle juste d’hommes capables de porter des idées telles que les tiennes au niveau du Cameroun.
Par exemple, M Gilbert Ntsimi Evouna.
Ce ne sont pas des idées là, mais un plan de développement *public* décennal.
Le seul point faible que je vois, c’est qu’à part les centres technologiques, toutes les autres idées sont du domaine réservé de l’Etat.
Le privé ne peut s’engager à garantir les soins *pour tous*, ni à construire des logements *sociaux*, ni à décentraliser la gestion et la fiscalité, ni à refondre la politique de santé *publique*.
Or, l’Etat a déjà montré ses limites depuis longtemps. A mon avis, toute idée qui a des chances de raisonnablement réussir doit prendre comme input que l’Etat sera un blocage. Il ne faut pas a minima compter sur l’aide de l’Etat camerounais, pas aujourd’hui en tout cas.
Par contre, pour les parcs techno, point besoin de l’Etat. On prend Buea ou Limbé ou une ville un peu sympa (j’ai dit *sympa*, donc, me parlez pas de Douala) et on fonce là-bas créer les start-ups NTIC. L’effet d’entrainement et la *cool-attitude* fera le reste. Tout le monde suivra.
Etum for President!!!
Tu as tellement insisté sur la santé publiQUE, que la pub contextuelle de google propose des produits de santé.
Sur ce volet, c’est à demi-mots dans tes propositions, mais dis clairement que la consultation est gratuite.
Dis-moi comment tu fais pour avoir le chiffre de 64000 logts en 20ans. Pourquoi pas plus? C’est déjà ca en tout cas.
Concernant les transports publics, mon frère, laisse-nous l’affaire de tramway là. D’abord les bus et ca suffira, meme pour les 20 prochaines années, le tram n’est pas absolument vital.
Juste une petite histoire de formulation, au sujet des ordis: ne dis pas “le fossé qui nous sépare de l’occident”. Rien à f… Parle nous de notre “retard technologique”. Simple comm’ de Kans Séguela.
Et le sport alors? C’est quoi ce projet où il n’y a pas les lions indomptables sur ca? Tu crois qu’on ne mérite pas des structures dignes de ce nom pour MINUH de Yaoundé? Ecam Placage cyclo? le MATECO est pourri mon frère!
Heureusement que Eddy n’a pas rédigé ca avec toi; il aurait inscrit le swahili comme langue officielle. ouf! C’est bien pour la promo de l’anglais et du francais!
@Kans
Ecam Placages existe encore? lol
Raison de plus!
Sinon pour l’idée je parlais plus généralement de structures pour le plein épanouissement d’activités sportives (cycle, Handball, basket, volley, etc.). Le complexe des chinois en est-où?
@kans,
Les infrastructures chinoises avancent…
Etum, Kans
Que les infrastructures chinoises avancent? Je n’ai pas la nette impression. Je ne sais pas si vous avez une idée du Palais des sports de Ydé. Un vrai joyau. Seulement, le chantier semble bloqué depuis que les Chinois ont livré leur part du boulot. Il nous restait juste à assurer les connexions en eau, électricité, téléphone, télévisions et Internet… rien ne filtre
C’est la même rengaine pour les autres travaux, ça bloque toujours au niveau des tâches à réaliser par nous. Trouver un terrain, libérer les emprises, viabiliser la zone en voie d’accès, eau et machins trucs
Quelqu’un a alors vu Eddy?
@ET,
Lol là tu es dur vas faire ton enquete et viens nous dire. Quand je disais que ca avance je parlais de la partie chinoise lol. Maintenant notre coté là….
le texte de ma chronique à paraître dans Mutations mardi prochain
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Ouvrir les yeux
Immobilisme. Aux limites aujourd’hui évidentes de l’action fonctionnarisée. L’Etat est en crise. La puissance publique a cessé depuis très longtemps d’être au service de l’action et de la réforme. Crise de la décision. L’Administration ne produit pas d’idées neuves [mais … est-elle constituée pour ce rôle ?!]. Conformisme. Inertie. Les rares propositions entendues ou lues se trouvant n’être que de prudents aménagements de l’ordre établi. La puissance publique fonctionne pour ses agents. Seulement. Exclusivement. Elle dédale un labyrinthe de sentiers invisibles. Qui tiennent lieu de codes. De procédures. De lois. Contre le bien de tous. L’Administration révère les dispositifs pointillistes. Un monde étriqué. Agité par la fascination trouble pour un chef indiscuté. Un être totémique. Qui touche à la légende. Parfois. Qui … ” touche” ?! Non ! Intouchable, en fait ! Une haute hiérarchie lointaine. Vêtue/drapée des rumeurs de la nuit. Et des mensonges-vrais qui crachent des injonctions. Des certitudes. L’Etat est en crise. Corruption. Collusions d’intérêts. Népotisme. Gabegies. Crise morale. L’Administration ne produit que la somme d’histoires identiques. Histoires de fonctionnaires. Histoires d’un long exil. Loin de l’obligation de servir les autres … une épopée vagabonde à l’écart des contingences. Des réalités ordinaires du quotidien. Une logique en promenade péripatéticienne. Immobilisme. Impuissance [ ?!]. Impasse. Il n’y a pour l’heure aucune dynamique politique sincère susceptible d’inverser sérieusement cette tendance. L’offre manque de contradiction tant à cause de la surpuissance du RDPC – le parrain de ce système ne saurait scier la branche sur laquelle il s’assoit avec aisance – que des stratégies égoïstes d’une opposition émiettée qui préfère localiser son positionnement en se contentant, comme d’un festin dressé par un maître désenchanteur [mais a-t-elle, en réalité, beaucoup d’autres choix ?!] de la prise de quelques circonscriptions-citadelles.
Contre l’immobilisme. Savoir distinguer des niveaux de décision et d’action. Et construire une relation refondée entre le niveau local et le niveau national. Entre la ruralité et l’urbanité. Le local, espace des collectivités, échelle adaptée aux systèmes de gestion d’un certain nombre de services de proximité. Pour l’accompagnement des populations vulnérables [personnes âgées, enfants de la rue, mères célibataires, …]. Pour la sécurité des personnes [pompiers, SAMU, services d'urgence des hôpitaux, …]. Le national, espace globalisé, champ d’action du gouvernement … où l’on peut situer un certain nombre de programmes et priorités, notamment pour tout ce qui se rapporte à l’amélioration des relations entre usagers et Administrations, à la définition et au suivi des programmes de santé publique, à l’organisation et au suivi des systèmes de formations secondaires et supérieurs, à la prévision économique, à la création d’activités, à l’auto-emploi. Et même un domaine réservé du Chef de l’Etat ! Pour toutes les interventions qui relèvent du devoir de conduire une diplomatie présente afin d’assumer, dans la sous-région Afrique Centrale [mais au-delà également], le leadership que mérite notre poids économique. Et d’avancer vers l’intégration. Pour accompagner une “gestion” de nos forces armées réorganisées, équipées et formées aux missions imposées par la nouvelle donne géopolitique en particulier pour la lutte contre le banditisme transfrontalier, la piraterie dans le Golfe de Guinée ou encore le renseignement pour la surveillance des extrémismes religieux. Une présidence effective.
Contre l’immobilisme. Comprendre la nécessité d’une approche révisée des relations entre centre et périphérie. Contre l’immobilisme. Redouter la décentralisation. Car il faut redouter que se constituent des féodalités locales. Et se reproduisent des dispositifs gangrénés. Contre une décentralisation sans imagination. Pour mieux prendre en compte la diversité des territoires et proposer une vision qui intègre maîtrise foncière, qualité de vie, offre diversifiée de logements, mobilité et cohésion sociale. Emprunter la piste des rêves. Ouvrir les yeux.
Salut Etum!
S’il fallait ne leur consentir qu’un mérite, tes 9 idées ont la qualité précieuse d’offrir une base de discussion. Une ébauche dont j’espère que l’auteur accepte des ratures.
Ces propositions souffrent en revanche d’au moins 2 carences. D’abord il n’y est pas question de cette maîtrise de soi par soi, dans l’espace où on se déploie, qui pourrait s’appeler la culture. Il faut imaginer par exemple que l’implémentation de tes idées ne peut se faire sans ébranler certaines de nos pratiques sociales porteuses d’une certaine inertie. Il ne peut pas suffire de décréter la mise en place de tes idées pour produire une mécanique fonctionnant optimalement. Il faudrait des initiatives culturelles concomitantes pour modifier nos perceptions des changements indispensables dans notre praxis.
Ensuite, il est en effet frappant qu’aucun de tes 9 points n’imagine la manière par laquelle un Etat/pays issu de la conférence de Berlin va maîtriser sa population, de la naissance à la mort de chacun de ses membres. Il est d’une importance primordiale, préalable, pour un fonctionnement efficient, que l’Etat puisse à chaque instant localiser dans l’espace et le temps la majorité de sa population à travers un registre entretenu. Il en va du fonctionnement efficient d’un système bancaire qui pourrait alors prêter plus facilement à des clients que la force publique pourrait retrouver facilement en cas de nécessité. C’est une nécessité si on veut que l’hôpital puisse se consacrer à sa mission première qui est de soigner ceux que les imprévus de la vie ont conduit à son seuil et pas ces caisses à billet tenant lieu d’espace de soins actuellement et qui ne se soucient de porter secours qu’à ceux qui ont préalablement fait la preuve de leur capacité à “acheter” leur santé (ce qui est de bonne guerre). Ceux qui peuvent prévoir la maladie. Il en va de la fiabilité de “l’informatisation du fichier électoral”,cette revendication saisonnière qu’une opposition sans imagination remet en chanson à chaque saison électoral. Il en va d’un outil indispensable pour répartir de la façon la plus efficiente possible ces techno-pôles qui te tiennent à coeur. Il s’agit de mon point de vue de l’outil primordial que devrait construire tout Etat subsaharien post néo-colonial.
Dans l’esprit, tes propositions souffrent d’une perception par trop photographique des niveaux de développement où elle souhaite que notre pays accède. Elle n’analyse pas assez les mécanismes et étapes qui ont mené aux configurations du développement en Occident qui les ont inspiré. Il ne suffira pas que les périphéries de nos grandes villes soient le décalque parfait des grands centres urbains occidentaux avec leurs zoning industriels et commerciaux, que le moindre groupement humain se revendiquant les caractéristiques et droits d’un Etat ait sa “Silicon Valley” pour que l’amélioration de nos conditions de vie suive. Il faudra encore que les outils éprouvés ailleurs subissent les modifications – l’ignorance même s’il le faut – nécessaires à leur adaptation, aux réalités de terrain. Que quand il faut ils s’harmonisent avec nés du génie local.
Hmmm pas de projets de mise en valeur des capacités de la diaspora?
Dans un contexte de mondialisation, n’est-ce pas là un véritable moteur de progrès?
@Segou,
Je te retrouve là. Je suis tout a fait d’accord avec toi sur la necessité d’adaption et de prise en compte des réalités locales. Si tu revisites le débat sur ces propositions sur CIN tu trouverez cet aspect des choses.
@Etum,
On reconnait bien là le technocrate pur, tes propositions sont innovantes mais n’oublions pas le ventre;
Le Cameroun a une autosuffisance alimentaire et est le grenier de l’Afrique centrale mais pourquoi pas imaginer renforcer ces atouts qui sont une base fondamentale.
Renforcer le réseau routier pour faciliter le réseau de distribution des produits alimentaires dans la sous région.
Développer la pêche de nos jours nous en sommes encore avec une majorité de grandes pirogues à moteur.
Développer la recherche agricole;
pour accroître ainsi la productivité et la qualité de nos produits
certains de nos produits alimentaires suivent encore les saisons et les villageois ne planifient pas leur récolte.
@ Bambi,
Moi Technocrate? Non. je suis juste un rever qui essaie de voir comment faire avancer son pays.
Merci d’avoir completer mes propositions. Pour information le Cameroun n’est plus autosuffisant sur le plan alimentaire.
http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=787 pour completer
@etum,
merci pour l’info.
@Edouard,
essse j’avais alors vu que tu me cherchais. Donc, que le chantier des chinois fait quoi à cause des qui?
Quel terme tu ne comprends pas dans la phrase: “c’est la conséquence que nous voyons et non la cause”?
@Etum,
pour ce qui est de l’équipement informatique, je préfererais une solution qui passe par la constitution d’un (ou plusieurs) constructeurs local(aux). Même si dans un premier temps ils ne font que de l’assemblage. à Taiwan, Hong-Kong etc.. on ne peut pas manquer de trouver de fournisseurs.
Pour un départ, on a pas besoin de tellement d’options:
- 1 modèle desktop à 100.000 FCFA
- 1 modèle notebook à 150.000 FCFA
- 1 modèle serveur à 250.000 FCFA
- les périphériques réseaux (cartes, modem, routeur, ..), sécurité (onduleur, backup tape). En gardant l’offre aussi simple que possible. Et voilà.
Et celui qui veut un modèle plus puissant commande en extra, qui un disque dur plus grand, qui des barettes RAM supplémentaires, etc.
J’ignore volontairement le débat sur le systunix, heu, pardon, sur le système d’exploitunix, ooh, pardon encore lapsus, système d’exploitation.
Voilà, c’est buntu, ooo lapsus again! c’est bon, c’est tout, voulais-je écrire!
Si toutes (ou la plupart) les entreprises de la sous-région commandent au moins 60% de leur équipement informatique, ca peut lancer ce(s) constructeur(s) local(aux). Ca créée plein d’emplois (usines assemblages/vente/marketing/logistique/distribution/sav/etc..)
Mais je sais que les gros constructeurs informatiques ne verraient pas un projet pareil d’un bon oeil (remember ‘accords’ APE?) et feraient tout pour au mieux entrer dans le capital afin d’influencer de l’intérieur, au pire le détruire comme avec “ramsès”.
How to prevent it?
Peut-être que si un tel projet est porté par une organisation comme le GICAM a-t-il plus de chance de marcher? Le GICAM a sûrement ses entrées à Etoudi, ainsi qu’à Ndjamena, Bangui, Brazza, Malabo, Libreville et Sao Tome. Ils peuvent expliquer là bas le bien fondé de constructeurs/assembleurs locaux.
Thinking time dudes, thinking time.. !
Sur ces questions là Eddy, le plan 2035 récemment publié par le ministère de la planification a dit les choses clairement (c’est tout à la fin du documet): le Nigéria voisin est une menace de poids, à nous d’exploiter les opportunités que ne manque pas de présenter ce pays de 120 millions d’âmes actuellement.
Le Nigéria a déjà quelques usines d’assemblage de matériels informatiques.
C’est un pays qui a d’énormes besoins, et en aura encore plus dans le futur. C’est un réservoir formidable pour le Cameroun (en plus de la demande intérieure).
D’ailleurs, le Nigéria est devenu le premier partenaire commercial avec le Cameroun, désormais devant la France.
On s’échange peut-être des produits moins *glamour*, mais non moins importants pour les économies bilatérales.
Ainsi, les régions Nord-Ouest et Sud-ouest deviennent d’un intérêt stratégique pour l’économie future.
@Eddy,
Il y’a des assembleurs aux Nigéria…
J’aurais dû m’en douter.
J’avais lu il y’a quelques années un article sur un assembleur au Senegal, près de Dakar.
Par contre j’ai beau googler, je ne trouve absolument aucune information sur les prix de vente de leurs produits.
@@ Eddy http://zinoxtechnologies.com/