En cette fin de semaine de la nativité c’ est le meilleur bloggeur francophone qui nous fait l’ honneur de participer à notre rubrique. J’ai nommé le vieux père Yoro
Cote d’ivoire
49 ans après son indépendance, et après avoir traversée 6 années de crise, la «capitale de la Cedeao» cherche à retrouver sa stabilité sociopolitique, son unité territoriale et (plus que tous) ses repères démocratiques.
Tout le monde aspire désormais à la paix qui passe certainement par des élections libres et transparentes.
Aujourd’hui, le calme est revenu. Les bailleurs de fond aussi. Mais il faut aller encore plus loin.
Ce beau pays qui jadis était un oasis de paix s’est vêtu des parures de guerres. Et ce, aux grands désarrois des populations qui ont payé un lourd tribut.
Ou en sommes-nous aujourd’hui ? Alors que nous traversons le pont du calendrier pour atteindre 2009.
L’identification bat (difficilement) son plein, le désarmement ou (la démobilisation des rebelles et des milices) sera peut être bientôt à l’ordre du jour, l’autorité de l’Etat est presque totalement rétablit sur l’étendu du territoire, l’unicité des caisses de l’Etat sera bientôt effectif avec le retour de la douane dans les zones anciennement assiégées par la rébellion.
L’espoir est donc permis. Même si les élections ont été maintes fois reportées. Tout est encore possible. Il s’agit pour les acteurs politiques de trouver la clé juste qui ouvrira toutes les portes qui mènent de la paix définitive en Côte d’Ivoire. Les Accords Politique de Ouaga semblent être cette clé.
En attendant la réalité de ces choses, les populations souffrent de la cherté des denrées alimentaires, du climat social marqué de plus en plus par des grèves. «Les caisses sont vides», répond t-on très souvent aux grévistes. Malgré tout, on pense à la Côte d’Ivoire de 2025. Au «Grand Abidjan». Un Abidjan avec des buildings et des voies un peu plus large. Un Abidjan futuriste. Une capitale avec moins de saleté où il fait bon vivre. La Côte d’Ivoire doit avancer… en paix.
Bouaké
Deuxième plus grande ville de la Côte d’Ivoire, Bouaké porte encore les stigmates de la guerre. J’ai récemment effectué un voyage dans le quartier général des «Forces nouvelles» (ex-rébellion). Le décor n’est pas reluisant.
Maisons inhabitées, voiries totalement détériorées Bouaké ressemble par endroit à une ville fantôme.
C’est également une ville où aucune taxe douanière n’est payée. Voitures et autres motos roulent sans plaques d’immatriculations et sans assurances. Bref sans pièces nécessaires. A Bouaké, les portables et autres médicaments venant de la Chine sont vendus à tous les coins de rues à des prix défiants toute concurrence.
La capitale du «V baoulé» à besoin de renaitre et de retrouver son lustre d’entant : «Bouaké et sa piscine, ses belles rues bien éclairées», disait une vielle chanson bien connue de nos parents.
Bob’s
C’est une expérience merveilleuse. Tout à commencé en juin ou en juillet. J’ai découverts par hasard qu’il existait une «coupe du monde blog». J’ai ensuite soumis mon blog sans trop grande conviction. Il existait depuis à peine 6 ou 7 mois. Et j’étais convaincu que je devais faire à des grands du «blogging».
Pourtant, en octobre je lis un mail dans ma boite qui me dit que je viens d’être «présélectionné avec 11 autres candidats dans la catégorie meilleur blog en français». J’étais déjà heureux. Mais quand vous avez des blogs comme Afriqueinvisu.org, Chinopsis ou Vos photos (de Libération) il y a de quoi craindre. Pourtant je me suis dit que si j’avais pu être présélectionné par le Jury de la Deuscthe Welle, j’avais des chances à la finale. J’ai alerté ma famille (petite comme élargie), mes amis (proches comme éloignés). Pendant un mois, ils ont voté pour moi. J’ai occupé la première place du classement pendant 15 jours. Mais dans la dernière semaine, le blog de Libération à fait une remontée extraordinaire. Pour finir en première place au classement du vote public. J’étais alors sûr que «Vos photos» serait désigné «Meilleur Blog francophone». Le soir du 26 novembre j’essaie de suivre les résultats en ligne. Je n’y parviens pas. Je décide d’attendre le lendemain. Mais la nuit est trop longue. Je me réveille vers 3 heures du matin et je lis un mail qui m’annonce que le Jury des Bob’s m’a désigné comme «Meilleur Bloggeur Francophone». Quelle fierté !
Fierté pour l’Ivoirien que je suis mais aussi, pour Ivoire-blog la petite blogosphère (qui grandit chaque jour un peu plus) à laquelle j’appartiens. Ça fait vraiment plaisir de voir que ce que tu fais intéresse. Et c’est encore plus de responsabilité quand tu sais que la terre entière à l’œil sur ton blog. Il faudra qu’il devienne plus «pro». Et ça j’y songe sérieusement. A côté de cela, j’ai fais quelques interviews ça et là, et j’ai été invité à une émission de télé. Là je bosse sur un projet pour l’émergence de bloggeurs en Côte d’Ivoire. Je t’en dirai plus le moment venu.
Liberté de la presse
La Côte d’ivoire est l’un des rares pays où les journalistes jouissent d’une liberté TO-TA-LE. Liberté qu’ils utilisent pour plonger dans le libertinage et ressortir avec injures, diffamations, incitations à des troubles sociaux.
«Aucun journaliste ne sera emprisonné», a promis Laurent Gbagbo, le président ivoirien. C’est d’ailleurs pour cela qu’il vient de gracier un patron de presse condamné pour «faux sur la nationalité».
Les éléphants
«Eléphants chanteurs, éléphants joueurs». Un peu avant le dernier mondial, l’équipe nationale de Côte d’Ivoire a brillé de mille feux. Au point où de grandes équipes dans le monde redoutaient de l’affronter. Et puis après, il y a eu la dernière Coupe d’Afrique des Nations. C’est une équipe décevante qui a fait pleurer la Côte d’Ivoire. «Les éléphants, c’est 11 joueurs au potentiel énorme sur le terrain mais ce n’est pas vraiment encore un équipe», faisait remarquer un technicien. A juste titre d’ailleurs. En Europe, les joueurs ivoiriens explosent et font honneur à leurs clubs. Ils devraient en faire autant pour la Côte d’Ivoire, leur pays.
Peut être faudrait que la nation s’intéresse et encourage aussi d’autres éléphants. Pourquoi pas les éléphants handballeurs, volleyeurs. Pourquoi pas des éléphants chanteurs, danseurs et même blogueurs
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Bonjour Yoro,
C’est l’occasion de saluer ta victoire au concours organisé par la Deutsche Welle. Je serai curieux de savoir quel est l’impact sur tes stats (*10?)
La Côte d’Ivoire est un pays pour lequel j’ai beaucoup d’affection. Au moment où j’y séjournais, quelques années avant la crise de 2002, il était synonyme d’espoir. Ma première lecture de ces événements conflictuels qui ont secoué ce pays m’a conduit à avoir un point très réservé voir hostile à l’endroit de Gbagbo, mais aujourd’hui avec le recul, je me rends compte qu’il est le premier africain francophone depuis Sékou Touré à dire non à la puissance néo-coloniale. Les espoirs d’une construction sur des bases peut-être plus solides qu’Houphouët sont permis et l’idée de cette projection d’Abidjan en 2025 me fait sourire, mais il faut y croire.
Bonnes fêtes!
A dire non, sans être flingué…
@Gangoueus,
Concernant les stats de Yoro, je pense qu’il a du augmenter le nombre de nouveaux visiteurs comme lors de son passage chez Presse Citron, mais je pense qu’en termes de fidélité ca doit etre autre chose. N’est ce pas Yoro…
Le président Gbagbo a meme dit non a quoi au fait? je n’ai toujours pas compris cette these qui semble aussi etre celle de Théo. Expliquez moi pardon.